Depuis la fin des années 1970, un « trou » temporaire mais important apparaît chaque printemps austral dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Il se développe à partir d’août, atteint généralement son extension maximale entre septembre et octobre, puis se résorbe à la fin du printemps austral. En cause : des réactions chimiques impliquant surtout le chlore et le brome issus de substances produites par les activités humaines. Ces réactions détruisent rapidement l’ozone (O3), qui protège la vie d’une partie des rayonnements ultraviolets nocifs du Soleil.
On parle de « trou » dans la couche d’ozone lorsque la quantité totale d’ozone dans la colonne atmosphérique descend sous 220 unités Dobson (DU). Une unité Dobson mesure la quantité totale d’ozone présente au-dessus d’un point donné. Le seuil de 220 DU a été retenu parce que de telles valeurs n’étaient pas observées au-dessus de l’Antarctique avant l’apparition du phénomène à la fin des années 1970.
Le trou peut s’étendre sur plusieurs dizaines de millions de kilomètres carrés. Malgré de fortes variations d’une année à l’autre liées notamment aux conditions météorologiques dans la stratosphère, les observations montrent une récupération lente de la couche d’ozone antarctique depuis le pic des substances destructrices d’ozone autour de l’an 2000. NASA et NOAA estiment que la récupération complète au-dessus de l’Antarctique devrait intervenir vers la fin des années 2060 si les engagements internationaux continuent d’être respectés.
Superficie du trou dans la couche d’ozone en Antarctique
Données jusqu’en 2025, mises à jour en 2026
Évolution de la superficie maximale du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. À noter : absence de données pour l’année 1995
Crédit : notre-planete.info d’après les données du NASA Ozone Watch
Niveaux d’ozone en Antarctique
Évolution des niveaux minimaux d’ozone au-dessus de l’Antarctique (en unités Dobson). À noter : absence de données pour l’année 1995.
Crédit : notre-planete.info d’après les données du NASA Ozone Watch
Une amélioration progressive confirmée en 2025
En 2025, le trou dans la couche d’ozone a atteint son extension quotidienne maximale le 9 septembre, avec 22,86 millions de km². Entre le 7 septembre et le 13 octobre, sa superficie moyenne a été de 18,71 millions de km² : il s’agit de la 5e plus petite valeur depuis 1992 pour cette période de référence, selon la NASA et la NOAA.
Le minimum quotidien d’ozone mesuré par NASA Ozone Watch à l’échelle de l’hémisphère sud a atteint 127 unités Dobson le 25 septembre 2025. Ces valeurs restent très inférieures aux conditions observées avant l’apparition du trou d’ozone, mais l’évolution de long terme va dans le sens attendu depuis l’interdiction progressive des chlorofluorocarbures (CFC) et d’autres substances destructrices d’ozone par le Protocole de Montréal.
La taille du trou varie fortement d’une année à l’autre. La température de la stratosphère, la force du vortex polaire et d’autres conditions météorologiques peuvent accélérer ou limiter la destruction saisonnière de l’ozone. Une année relativement favorable ne signifie donc pas que le trou a disparu : c’est la tendance observée sur plusieurs décennies qui permet d’évaluer la récupération de la couche d’ozone.
Trou actuel dans la couche d’ozone
Le trou d’ozone antarctique atteint généralement son extension maximale entre septembre et octobre. Les cartes ci-dessous permettent de comparer la situation récente avec celle du 30 septembre précédent.

Crédit : NASA
Références
Les graphiques de cette page sont reconstruits par notre-planete.info à partir des données NASA Ozone Watch. Les cartes NASA sont utilisées à titre éditorial et informatif.
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