Chirurgie plastique : les jeunes femmes sont plus demandeuses que leurs aînées

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Standards de beauté véhiculés par les réseaux sociaux et les influenceurs, démocratisation de la chirurgie esthétique, ou simple reflet de nos sociétés occidentales ? La chirurgie esthétique a toujours attiré un public désireux de modeler son apparence. Alors qu’avant, les femmes de 50-60 ans étaient les plus demandeuses de chirurgie esthétique, ce sont aujourd’hui des femmes bien plus jeunes qui veulent y avoir recours.

Un physique comme sur Instagram ?

« Avoir les fesses de Kim Kardashian » deviendrait-il la nouvelle norme ? « Taille de guêpe, fesses rebondies, nez fin et seins refaits » sont devenus les nouveaux idéaux de beauté à atteindre, relate un article du Monde sur le sujet. La Dr Christelle Santini, chirurgienne plastique à Paris, nous informe que les demandes de consultations de jeunes femmes ont significativement augmenté depuis quelques années, et surtout depuis la pandémie. D’après une étude de l’International Master Course of Aging Skin, les femmes de 18-34 ans ont aujourd’hui plus recours à la chirurgie esthétique que leurs aînées. Toujours selon nos confrères du Monde, ce sont les injections d’acide hyaluronique, opérations ayant pour but de « repulper la bouche » qui sont les plus demandées, mais aussi les « lipofillings », un prélèvement de la graisse du ventre et des hanches ensuite réinjecté dans les fesses.

Des opérations parfois irréalisables

En plus d’une explosion des consultations de jeunes femmes qui demandent à modifier leur physique, la chirurgienne constate que les demandes sont parfois irréalisables. En cause, le fait que les jeunes femmes « veulent ressembler à une photo, qui déforme encore un peu la réalité, soit parce que leur corps rêvé n’est tout simplement pas accessible avec leur morphologie ». Cette envie d’atteindre un physique « parfait » est véhiculée à travers l’exposition constante des jeunes aux corps et photos retouchées des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux en cause, mais aussi le contexte sanitaire

La psychanalyste Catherine Grangeard explique l’origine de ce phénomène par l’utilisation massive des réseaux sociaux qui sont devenus les nouveaux tapis rouges, mais aussi des « lieux de mécanismes d’influences importants à interroger ». En effet, les influenceurs, ces personnes massivement suivis et vendant des produits et services sur les réseaux sociaux, vendent également un « idéal de beauté ». Catherine Grangeard affirme également qu’à l’adolescence, l’image que l’on a de soi est fragile et se construit à travers le regard, nous rendant influençable face aux physiques exposés sur Instagram ou autres. Mais selon la psychanalyste, c’est également la généralisation du télétravail et des visioconférences qui a engendré ces complexes physiques et cette « épidémie de dysmorphie ». Ces plateformes « miroirs » sont selon elle aussi dévastatrices que les réseaux sociaux.



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