Comprendre les dettes de sommeil de bébé

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Le sommeil, c’est tout un défi pour les bébés. Il arrive souvent que notre enfant rechigne à s’endormir, pleure durant la nuit ou encore allège ses siestes. Les raisons peuvent être multiples : poussées dentaires, régressions du sommeil, coliques du nourrisson… Si ces troubles sont fréquents et communs dans le développement de bébé, leur prolongation peut amener celui-ci à avoir une dette de sommeil. Comment se caractérisent ces dettes de sommeil ? Quelles en sont les conséquences et comment y remédier ? On fait le point avec Kelly Champinot, experte sur le sommeil de l’enfant et fondatrice du site Bébé & Confidences.

Les dettes de sommeil chez l’enfant : un trouble dans la durée et un besoin

Avant toute chose, il est important pour Kelly Champinot de faire une mise au point : « Ces dernières années, le concept de dette de sommeil est de plus en plus connu et beaucoup de parents l’utilisent à tort pour caractériser le sommeil de leur enfant. En pratique, la dette de sommeil consiste en une différence entre le temps de sommeil recommandé et celui effectué par l’enfant. Ce décalage dans ses heures de sommeil peut être plus ou moins important« .

Si les dettes de sommeil ne sont pas à prendre à la légère chez les bambins, elles sont heureusement peu fréquentes : seuls 5 % des enfants seraient concernées selon la spécialiste.

Ce besoin en sommeil chez l’enfant peut se caractériser de différentes façons :

  • Il peut y avoir des pleurs lors des réveils de siestes ou après la nuit, ce qui signifie que le bébé a passé une mauvaise nuit.
  • Les pleurs peuvent aussi prendre place au moment du coucher ou durant la nuit
  • Bébé souffre de réveils nocturnes accompagnés de crises de larmes de courtes ou longue durée.
  • Un autre symptôme peut aussi être un réveil plus matinal le matin, généralement avant six heures du matin (attention toutefois, si vous avez pris l’habitude de nourrir votre bébé vers cinq heures du matin, cela n’est pas forcément anormal).

En règle générale, tous les moments de sommeil de l’enfant vont donc être plus compliqués et on peut vite se retrouver pris au piège d’un cercle vicieux : en effet, moins on dort, moins on arrive à dormir ! Il faut donc réapprendre à notre boud’chou à s’endormir et se rendormir seul.

Pourquoi bébé lutte contre le sommeil ?

La dette de sommeil chez bébé vient d’un paradoxe au sein même de son corps (que l’on retrouve aussi chez les adultes) : « Lorsque bébé est trop fatigué, son corps va libérer de la cortisone, ce qui est une contradiction interne puisque celle-ci a également un effet excitant qui va créer un cercle vicieux et accentuer ces problèmes de sommeil« , explique la spécialiste.

4 mois, 12 mois, 3 ans… Quel est le nombre d’heures et le temps de sommeil idéal de bébé par âge ?

Afin de déterminer au mieux si votre enfant a des difficultés de sommeil liées à une dette, il peut être intéressant de comparer avec le nombre « idéal » d’heures de sommeil quotidiennes (sommeil de nuit et siestes) en fonction de l’âge de votre enfant.

  • De la naissance à 3 mois, la durée de sommeil de l’enfant se situe entre 14 et 17 heures.
  • Ensuite, jusqu’à la première année, le temps de sommeil est compris entre 12 et 15 heures par jour.
  • Puis, entre 1 et 2 ans, le besoin en sommeil va se situer entre 11 et 14 heures.
  • Passé les trois ans, le temps de sommeil idéal va osciller entre 10 et 13 heures.

Quelles sont les conséquences d’une dette de sommeil chez l’enfant qui dort mal ?

Ce besoin en sommeil chez l’enfant peut-il avoir des conséquences néfastes sur sa santé ? « La persistance d’un manque de sommeil peut effectivement avoir des effets négatifs à court et à long terme. Sur le court terme, ces difficultés de sommeil peuvent entraîner plus de risques de tomber malade, car c’est lors du sommeil lent que la réponse immunitaire se met en place le plus efficacement possible dans son corps. Le jeune enfant sera aussi moins réactif et plus maladroit. Sur le long terme, ces problèmes de sommeil peuvent engendrer des troubles de l’apprentissage, voire dans son développement physique« .

Comment faire, en tant que parents, pour améliorer la qualité du sommeil de notre petit dormeur et éviter un retard ? Il existe plusieurs façons pour l’aider à s’endormir, rassure Kelly Champinot : « Il faut à tout prix ré-enclencher une dynamique de sommeil et faire dormir votre enfant par tous les moyens. Par la poussette ou le portage par exemple : il faut réussir à l’apaiser« .

On peut également mettre en place un rituel de sommeil efficace. Cela peut passer par un bain apaisant avant de le coucher, lui faire des câlins ou lui chanter une berceuse, toujours d’une durée déterminante et à heures fixes si possible.



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