Le zona chez la femme enceinte

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Le virus VZV ou virus varicelle-zona est un virus de la famille des herpès-virus, responsable de deux maladies différentes : la varicelle et le zona.

Le zona, une maladie liée au virus VZV

Quelles sont les causes du zona ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle. Cela peut survenir lorsque les défenses immunitaires sont affaiblies, ce qui peut être le cas chez une femme enceinte. Une grande fatigue, un stress important peuvent aussi expliquer une réactivation du virus.

Quels sont les premiers symptômes du zona sur la peau ?

Le zona est généralement bénin. Mais chez certaines personnes, notamment chez les immunodéprimées, l’infection peut être grave.

Les symptômes sont la plupart du temps dermatologiques. Une zone de peau au niveau de l’abdomen devient plus sensible et une sensation de brûlure apparaît. Après 1 à 2 jours, des boutons remplis de liquide clair surgissent. Après quelques jours, les boutons sèchent et des croûtes apparaissent. Des douleurs, parfois très importantes, sont aussi présentes.

Il existe aussi un zona ophtalmique. Les symptômes sont des larmoiements, un œil rouge, des troubles de la vue.

Combien de temps dure un zona ?

Même si les croûtes tombent en 10 jours environ, la zone touchée demeure douloureuse pendant plusieurs semaines. Chez certaines patients, les douleurs peuvent être très intenses, voire invalidantes et durer plusieurs mois.

Comment se transmet le zona ? Est-ce contagieux ?

L’infection se fait via un contact (souvent familial) avec le liquide contenu dans les vésicules cutanées. Le virus est beaucoup moins contagieux sous la forme zona que sous la forme varicelle. La personne contaminée est contagieuse pendant 2 jours après le début des symptômes.

Peut-on avoir un zona sans avoir eu la varicelle ?

Le zona correspond à une réactivation du virus de la varicelle, c’est-à-dire qu’il ne survient que chez les personnes ayant déjà eu la varicelle.

Après une infection par le virus de la varicelle, celui-ci demeure dormant, dans les ganglions. En France, c’est le cas de 90% de la population adulte ! Chez certaines personnes, il peut se réactiver et donner un zona. Cela survient majoritairement dans un contexte d’immunodépression.

Est-ce qu’on peut avoir le zona plusieurs fois ?

Dans la majorité des cas, l’épisode de zona sera isolé. Néanmoins, chez certaines personnes, plusieurs épisodes surviendront.

Cas spécifique de la grossesse

Quel risque chez la femme enceinte ? Est-ce dangereux ?

« Contrairement à la varicelle, le zona ne met pas en danger le bébé à naître », souligne le docteur Jessica Dahan Saal. En effet, en cas de varicelle chez la mère, il existe un risque pour l’enfant, en particulier si celle-ci survient au début de la grossesse ou à proximité de la date de l’accouchement.

Varicelle et grossesse

Les femmes en âge de procréer qui n’ont pas eu la varicelle dans l’enfance peuvent se faire vacciner. En revanche, le vaccin est contre-indiqué chez les femmes enceintes. Avant de recevoir le vaccin, les patientes doivent présenter un test de grossesse négatif puis prendre une contraception efficace pendant 3 mois.

Zona et grossesse

« Les zonas sont extrêmement rares chez les femmes enceintes. Je n’ai vu qu’un seul cas au cours de ma carrière », témoigne la gynécologue. « En revanche, c’est extrêmement douloureux. Un zona chez la femme enceinte, selon le positionnement des lésions, peut devenir une contre-indication à la pose d’une péridurale.»

Traitement du zona chez la femme enceinte

Comme pour tous les patients atteints de zona, il est recommandé de laver régulièrement les plaies avec de l’eau et du savon antiseptique, sans utiliser de gant de toilette et en rinçant abondamment. L’idéal est de laisser sécher les plaies à l’air libre. Un antihistaminique peut permettre de soulager les démangeaisons. Si besoin, des antalgiques sont prescrits.

En général, les antiviraux (traitement par valaciclovir) ne sont pas prescrits chez la femme enceinte atteinte de zona. Durant la grossesse, le traitement du zona sera uniquement symptomatique. Le paracétamol est l’antalgique de choix durant la grossesse. Les AINS (Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien) et l’aspirine doivent être évités chez la femme enceinte, en particulier après la 24e semaine d’aménorrhée.



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