Olivier Véran annonce 1 000 lits supplémentaires en réanimation

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Une chambre dans un service de réanimation Covid.

Olivier Véran a présenté, jeudi 10 mars, aux acteurs du secteur hospitalier, la « feuille de route soins critiques 2022-2025 ». Après une crise sanitaire qui a fortement éprouvé ces services (réanimation, soins intensifs et unités de surveillance continue) pendant deux ans, plus particulièrement en réanimation, et mis en lumière le manque d’effectifs et d’attractivité du secteur, le ministère promet notamment d’augmenter les capacités, avec 1 000 lits supplémentaires. Il a également annoncé l’instauration d’un ratio d’une infirmière pour quatre lits en soins intensifs.

Cette feuille de route se base sur les propositions du rapport de décembre 2021 de l’Inspection générale des affaires sociale (IGAS) et tire, selon le ministère, les « leçons » de la pandémie de Covid-19. Objectif : doter le territoire d’une filière de soins critiques de qualité, structurée, mais aussi se préparer à anticiper une nouvelle situation de crise.

Le gouvernement souhaite adapter l’offre de soins critiques en ouvrant ces 1 000 lits supplémentaires en réanimation et en post-réanimation. Il suit ainsi les recommandations de la mission IGAS, qui estime que ce chiffre devrait couvrir les besoins actuels. Ce nombre est calculé par rapport aux 5 080 disponibles en amont de la crise sanitaire en 2019, où des lits provisoires ont été armés.

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Parmi ces 1 000 lits supplémentaires, on en compte 500 de réanimation déjà « autorisés » mais fermés pour manque de personnels, qui seront rouverts, et 500 créations en soins de rééducation en post-réanimation pour « améliorer la récupération des fonctionnalités par le patient après son hospitalisation en réanimation et fluidifier les parcours ».

Un rattrapage dans les régions sous-dotées

Le syndicat des médecins réanimateurs salue une « belle annonce politique sur un sujet qui a préoccupé les Français », mais regrette néanmoins qu’elle arrive « tardivement », à l’aube d’une échéance électorale. « Comment être sûr que ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau ? », s’interroge Djillali Annane, chef du service réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) et président du syndicat des médecins réanimateurs.

La feuille de route annonce par ailleurs un « rattrapage rapide » dans les régions où les capacités en réanimation sont en deçà de la moyenne nationale, comme la Bretagne, les Pays de la Loire, la Guyane et Mayotte. « Les ARS [Agences régionales de santé] devront définir les besoins dans chaque région. Actuellement, on estime qu’une vingtaine de lits en Bretagne et une trentaine pour les Pays de la Loire sont nécessaires », commente le cabinet du ministre. Les capacités en réanimation passeraient ainsi de 5 080 lits pré-Covid à « plus de 6 100 ».

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