La Ville de Paris projette de racheter des locaux vides pour les louer moins chers à des commerçants

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Le montant des loyers des locaux commerciaux à Paris inquiète la municipalité. La capitale est sous le coup d’un « effet sablier », selon Jonathan Rouach, agent immobilier au sein du réseau Point de vente, avec un « commerce de luxe qui ne subira jamais la crise » et « le mass market à la peine, par exemple sur le boulevard Saint-Michel ou rue de Rennes ». Si le premier parvient à supporter des loyers élevés, le second ne le peut plus. L’Alliance du commerce s’en alarme.

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« Compte tenu de l’évolution des comportements d’achat et du développement du télétravail, plusieurs quartiers parisiens ne sont pas revenus à un niveau normal de fréquentation d’avant la pandémie », estime Johann Petiot, directeur général de la fédération de commerçants. Et celui-ci de plaider pour « faciliter le mécanisme de révision des loyers en cours d’exécution de baux contractés pour trois, six ou neuf ans », afin d’adapter le taux d’effort des locataires à la situation économique. Cette proposition fait partie des vingt-deux mesures que la fédération espère voir examinées au cours du second mandat du président de la République, Emmanuel Macron, pour « développer le commerce en France ».

Relouer à « des prix raisonnables »

La Ville de Paris dit aussi avoir pris la mesure du problème. Olivia Polski, adjointe à la maire en charge du commerce, envisage de faire évoluer le rôle de la Semaest pour en faire un « grand opérateur de commerces » en 2022. Quitte à étendre son champ d’activité. Créée en 2004, cette société d’économie mixte a d’abord eu pour vocation de lutter contre la monoactivité dans certains quartiers parisiens, dont le XIe arrondissement, en préemptant des locaux avant leur relocation.

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Son rôle pourrait être celui d’une « foncière publique », juge désormais Mme Polski. Partout dans Paris, « en collaboration avec la Caisse des dépôts », elle pourrait alors racheter des fonds vacants et les relouer à « des prix raisonnables » à de nouveaux commerçants. Ce mécanisme existe déjà dans « une centaine de villes de France » confrontées à la désertification de leur centre-ville, selon Pascal Madry, directeur général de l’institut pour la ville et le commerce.



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