Le lent déclin des ventes smartphones

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Les ventes mondiales de smartphones poursuivent leur décrue. En mai, elles ont chuté de 4 % par rapport à avril, et de 10 % en un an, selon une étude du cabinet Counterpoint publiée jeudi 30 juin. Elles passent ainsi sous la barre des 100 millions d’unités écoulées par mois.

Une première depuis 2013, si l’on excepte 2020, marquée par l’épidémie de Covid-19 et ses effets dévastateurs. Usines à l’arrêt et magasins fermés expliquaient alors la chute des ventes, tombées à 70 millions en juin 2020. Après un vif, mais éphémère, rebond, le marché s’est de nouveau dégradé. Cela fait onze mois que les ventes ne parviennent pas à atteindre les niveaux enregistrés un an auparavant.

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L’intérêt de l’étude de Counterpoint réside justement en ce qu’elle décrit sur une décennie le lent déclin du marché du smartphone. Dans un secteur rythmé par les sorties de produits des marques-phares (Apple, Samsung…), les ventes ont globalement progressé, pour atteindre des ventes mensuelles de quelque 160 millions d’unités en décembre 2016. Mais depuis, le marché, devenu mature, n’a cessé de se tasser.

Pénuries, inflation, guerre en Ukraine, ralentissement chinois

La raison : un manque d’innovations de rupture. L’arrivée très attendue de la 5G – qui doit permettre aux dernières générations de smartphones de bénéficier de débits de données bien supérieurs – n’a pas permis d’inverser la tendance. Pas plus que l’arrivée des téléphones pliables, que Samsung a commencé à populariser en 2019, mais qui sont trop chers pour attirer les masses.

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Dans son rapport, Couterpoint estime que le marché devrait continuer de se dégrader. En cause, la persistance, même réduite, de la pénurie des semi-conducteurs, l’inflation – qui conduit les consommateurs à repousser leurs achats, en particulier dans les pays développés –, le conflit entre la Russie et l’Ukraine – qui pèse sur les ventes en Europe de l’Est – et, surtout, le ralentissement du marché chinois.

Dans un rapport publié le 1er juin, le cabinet IDC estimait que, à lui seul, l’empire du Milieu était responsable pour 80 % du ralentissement. « La Chine pèse pour un quart du marché mondial, et elle fait face à la fois à des mesures de confinement, un chômage en hausse et des tensions macroéconomiques », souligne Thomas Husson, analyste au cabinet Forrester.

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