Suez mise sur l’international pour rester un poids lourd de l’eau et des déchets

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Que reste-t-il de Suez après la reprise de 60 % de ses activités par son éternel rival, Veolia ? Encore de beaux actifs dans la gestion de l’eau et des déchets en France et à l’étranger, a souligné la PDG du groupe, Sabrina Soussan, en présentant, mardi 27 septembre, sa stratégie 2022-2027. Une fois intégrées les activités déchets de l’ancien Suez au Royaume-Uni et celles des produits dangereux en France, que Veolia a dû lui céder pour des raisons de concurrence, et une acquisition récente en Afrique du Sud, le chiffre d’affaires passera de 7,5 à 9 milliards d’euros et ses effectifs de 35 000 à 44 000 personnes. Certes loin des 37 milliards et des 220 000 salariés de son concurrent français, mais suffisant pour se développer sur plusieurs marchés.

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Outre la France, le Royaume-Uni et l’Italie, Suez a gardé des positions en Chine, en Inde, en Australie et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Afrique (Maroc, Sénégal, Afrique du Sud). Quarante pays au total, qui devraient représenter 40 % de son activité dans cinq ans, contre 25 % aujourd’hui. Comme pour confirmer cette ambition à l’international, essentielle à la pérennité du groupe, Suez a annoncé la signature d’un contrat de 700 millions d’euros sur vingt ans pour la gestion de l’eau d’une partie de Bombay, le plus important depuis sa première implantation en Inde en 1978.

« Suez est de retour. Nous allons nous focaliser sur nos métiers historiques, l’eau et les déchets » – Sabrina Soussan, PDG du groupe

« Suez est de retour, assure Mme Soussan. Nous allons nous focaliser sur nos métiers historiques, l’eau et les déchets, et nous différencier par l’innovation, l’expérience client, l’investissement et la création de valeur, pas seulement pour nos actionnaires, mais pour nos clients, nos collaborateurs et pour la société. » Elle estime que le groupe doit marcher « sur deux pieds », l’eau et les déchets, même si, dans cinq ans, la première aura cédé du terrain et ne pèsera que 45 % de l’activité, et les déchets ménagers et industriels 55 %.

« Remunicipalisation » et « partenariats »

Ces deux secteurs sont portés par l’urgence d’une économie circulaire imposant un usage raisonné de l’eau et son traitement contre les micropolluants, ainsi que le recyclage des plastiques et la valorisation des déchets pour produire de la chaleur, de l’électricité et du biogaz. Ainsi la patronne du nouveau Suez, qui dirigeait le géant allemand de la construction ferroviaire Siemens Mobility, table-t-elle sur une croissance annuelle moyenne de 4 % à 5 % de son chiffre d’affaires sur cinq ans, et sur une rentabilité supérieure à ce chiffre.

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