Vers une revalorisation des retraites complémentaires du privé

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Sauf rebondissement de dernière minute, les retraites complémentaires du privé devraient être revalorisées de 5,1 %, au 1er novembre. C’est le résultat de discussions ayant eu lieu, mardi 27 septembre, au sein de la commission paritaire de l’Agirc-Arrco – l’organisme copiloté par les partenaires sociaux qui verse ces prestations. Le conseil d’administration doit se réunir, le 6 octobre, pour dire s’il avalise une telle hausse, mais tous les protagonistes au cœur du dossier affirment, en substance, qu’il ne s’agit plus que d’une formalité.

Le scénario sur le point d’être réalisé concerne un peu plus de 13 millions de personnes, sachant que le montant total des pensions complémentaires versées s’élève aujourd’hui à quelque 84 milliards d’euros par an. La majoration qui devrait être accordée est substantielle. Elle s’avère un peu inférieure aux dernières prévisions d’inflation faites par le gouvernement pour 2022, dans le projet de loi de finances présenté lundi en conseil des ministres (+ 5,3 %). Mais elle dépasse celles anticipées pour 2023 (+ 4,2 %). En 2021, le coup de pouce accordé aux retraites Agirc-Arrco s’était élevé à + 1 %, l’indice des prix ayant, de son côté, progressé de 1,6 %, cette année-là.

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Dans un contexte où le coût de la vie a fortement renchéri depuis un an, l’arbitrage des gestionnaires du régime était guetté avec impatience par de très nombreux retraités. Il fait suite aux décisions de l’Etat d’accroître les pensions de base, au 1er janvier, puis au 1er juillet (respectivement + 1,1 % et + 4 %).

Tractations intenses

Les tractations entre le patronat et les syndicats ont été intenses avant d’aboutir au schéma échafaudé mardi. La revalorisation des pensions complémentaires obéit à des dispositions complexes, codifiées dans des accords nationaux interprofessionnels qui sont parfois amendés par le biais d’avenants. L’une des questions qui se posaient était de savoir s’il était envisageable de retoucher les règles pour permettre au conseil d’administration de se montrer un peu plus généreux qu’en l’état actuel des textes. Les organisations de salariés plaidaient en ce sens, en faisant valoir que le régime a dégagé des excédents en 2021 et que ses réserves sont abondantes. Les mouvements d’employeurs, eux, affichaient de la prudence.

Finalement, les parties en présence ont trouvé un compromis. « Nous demandions des marges de manœuvre supplémentaires, afin que le quantum de la hausse soit amélioré et cela a été accordé », confie Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT, en faisant part de sa satisfaction. « Il s’agit d’un bon accord, conclu dans un esprit de consensus », enchaîne Pierre Roger, au nom de la CFE-CGC. Force ouvrière, par la voix de son secrétaire confédéral Michel Beaugas, approuve la solution qui a été définie par la commission paritaire, mardi. La CGT, en revanche, est contre, car elle demandait une augmentation plus importante, de manière à éviter les « pertes de pouvoir d’achat », selon la formule de son représentant, Pierre Pluquin.

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