« Une méthode efficace serait que chacun transfère tous ses avoirs dans des banques solidaires, sans rendement financier »

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Il nous faut diminuer notre production de CO2 et autres gaz à effets de serre. Il existe de nombreuses pistes, des solutions, mais qui sont souvent embryonnaires. Pourquoi ?

Nous sommes depuis un siècle immergés dans le discours du capital, de la production et de la consommation. L’Etat semble lui aussi dépendant de la croissance : si la production diminue, les recettes des impôts vont diminuer, et donc limiter les ressources pour l’hôpital ou les énergies renouvelables. Les analyses économiques donnent l’impression qu’il faut tout prendre d’un bloc : soit le capitalisme financiarisé tel qu’il est, soit le retour à la nature avec une perte notable de confort (le « modèle amish », comme disait Emmanuel Macron).

Pourtant, le service fourni par le plombier du village n’a rien à voir, en termes de modèle économique, avec la production d’un smartphone en Chine. L’un reste sur place, fait peu de publicité, répond à un besoin ; l’autre fait le tour du monde, est basé sur la publicité et ne répond pas réellement à un besoin mais à une envie.

Le drapeau rouge du chômage

Pour lutter contre l’effet de serre, il est possible d’évoluer – pas de produits non recyclables, pas de transport de nourriture sur de longues distances, peu de vols en avion, peu de viande –, mais aussi d’améliorer l’existant : isoler son logement, par exemple.

Mais, il y a un « mais » : si on choisit cette direction, les professionnels de la publicité, les transporteurs et autres vont agiter le drapeau rouge du chômage et de la baisse de la croissance…

Ce qui conduit à l’exacerbation de la production effrénée, du transport, de la publicité, etc. c’est la concurrence mondialisée. Si on veut diminuer notre impact, on pourrait simplement imaginer de consommer quatre fois moins de produits (hors alimentation bien sûr).

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Comment ? En fabriquant et achetant des produits qui durent quatre fois plus longtemps. Dans le modèle actuel, c’est impossible, chaque entreprise doit se battre pour faire toujours mieux, placer et vendre plus de produits. Les chefs d’entreprise se plaignent eux-mêmes de cette nécessité d’augmenter la productivité, mais en même temps ils sont contents s’ils gagnent…

Il est pourtant possible d’imaginer des entreprises qui produisent à peu près tout ce que l’on veut hors de ce diktat de la concurrence effrénée. Comment ? En arrêtant le moteur de cette folie : la finance et la recherche d’investissements le plus rentables possible. Les 15 % à 20 % de rendement demandés par les marchés sont une hérésie. Il faut donc se passer de la Bourse et des marchés financiers si toxiques.

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