quelle décote attendre en cas de vente ou d’achat d’un logement mal isolé ?

0
16


Chaque année, les notaires publient la « valeur verte » du logement, c’est-à-dire la différence de prix de vente entre un logement bien isolé et un qui l’est beaucoup moins. Les résultats de cette année ont été scrutés avec une attention toute particulière, car un nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE), en principe plus fiable, est entré en vigueur en juillet 2021.

Ce DPE, obligatoire lors de la vente, permet de mesurer la consommation énergétique, mais aussi les émissions de gaz à effet de serre, et donne des notes aux logements allant de A (très économe) à G (logement très peu performant thermiquement).

Un logement très énergivore où se chauffer coûte cher devrait se vendre moins cher qu’un logement bien isolé, mais est-ce vraiment le cas ? « Oui », répond le Conseil supérieur du notariat.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Crédit immobilier : emprunter à 1 % n’est plus qu’un souvenir

En 2021, les maisons anciennes de classe A et B se sont parfois vendues en France métropolitaine (hors Corse) un tiers plus cher que celles des classes F et G. Les notaires reconnaissent néanmoins que les écarts des prix peuvent s’expliquer par d’autres caractéristiques des biens vendus.

Bien souvent, les maisons mal isolées nécessitent d’autres travaux de modernisation. Les notaires notent d’ailleurs une surreprésentation des retraités dans les personnes qui vendent un logement énergivore, puisque 51 % des logements classés F ou G sont cédés par ce type de ménages qui n’ont pas nécessairement mis leur logement « au goût du jour ».

Nouvelle-Aquitaine : l’impact est le plus fort

L’impact de l’étiquette énergétique n’est pas la même selon les régions. Pour évaluer la décote, les notaires comparent les prix des logements F et G à ceux d’un logement moyennement isolé, c’est-à-dire classé D.

Concernant les maisons, c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’impact de l’étiquette énergétique est le plus fort. Une maison mal isolée s’y vend en moyenne 19 % moins cher qu’une maison de classe D, et les maisons économes en énergie sont 12 % plus onéreuses que la même maison de classe D.

Viennent ensuite l’Occitanie, le Grand-Est et le Centre-Val-de-Loire, où les maisons énergivores se vendent 14 % moins cher, alors que les maisons isolées se vendent 11 % plus cher.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Immobilier à La Baule, une demande toujours aussi forte

En Bretagne, dans les Hauts-de-France, en Bourgogne-France-Comté et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, les maisons mal isolées se sont vendues entre 11 % et 12 % moins cher et les très bien isolées environ 10 % de plus. Pour autant, en Auvergne-Rhône-Alpes, les maisons F et G se vendent seulement 6 % moins cher et une maison bien isolée se vend 7 % plus cher qu’une maison classée D. Les notaires n’apportent pas d’explications à ce phénomène, même s’ils estiment que la région rattrape progressivement les autres.

Il vous reste 46.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here