Greenfin, un label environnemental méconnu, mais exigeant

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Lancé fin 2015 par le ministère de l’écologie – sous le nom, à l’époque, de label TEEC (transition énergétique et écologique pour le climat) –, Greenfin vise à identifier les fonds permettant de mobiliser une partie de l’épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique.

Il reste confidentiel. Le label Greenfin est bien moins connu que son cousin le label ISR (investissement socialement responsable). Consacré à la « finance verte », il valide à ce jour quatre-vingt-dix fonds représentant 31 milliards d’euros, soit près de vingt-deux fois moins que le label ISR. Lorsqu’on interroge les professionnels sur cette certification, le mot qui revient le plus souvent est « exigeant ».

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Lancé, fin 2015, par le ministère de l’écologie – sous le nom, à l’époque, de label TEEC (transition énergétique et écologique pour le climat), Greenfin vise à identifier les fonds permettant de mobiliser une partie de l’épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique.

Exclusions sectorielles

Il comporte plusieurs contraintes. D’abord, les fonds doivent investir majoritairement dans une ou plusieurs des huit catégories d’activités entrant dans le champ de la transition énergétique et écologique : l’énergie, le bâtiment, la gestion des déchets et le contrôle de la pollution, l’industrie, les transports, les technologies de l’information et de la communication, l’agriculture et la forêt, et l’adaptation au changement climatique.

Le cahier des charges de ce tampon Greenfin refuse les fonds qui investissent dans les énergies fossiles ou le nucléaire

Le label est également très strict en matière d’exclusions sectorielles, contrairement au label ISR, qui n’en comporte pas jusqu’à présent. Il refuse notamment les fonds qui investissent dans les énergies fossiles ou dans le nucléaire. Les produits doivent, en outre, intégrer des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la sélection des titres et mesurer l’impact de leurs investissements.

Un cahier des charges astreignant qui a pu rebuter certains gérants, d’autant que les clients potentiels ne connaissent souvent pas le Greenfin.

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Mais, pour Hervé Guez, directeur des gestions actions, taux et solidaire chez Mirova, filiale de Natixis IM spécialisée dans la finance durable, ce n’est pas le seul obstacle. « Le label Greenfin est le miroir inversé du label ISR, estime-t-il. Il est trop pur, ce qui fait qu’aucun fonds de grande taille n’est capable de répondre à ses exigences. Par exemple, vous n’avez pas le droit d’investir dans une entreprise dès lors que le gaz représente 10 % de son activité, car cela reviendrait à financer les énergies fossiles. Avec de telles contraintes, c’est impossible d’atteindre une taille critique, car les possibilités d’investissement sont trop limitées. »

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