les raisons de l’échec de la campagne de rappel vaccinal

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Une patiente se fait vacciner contre le Covid-19, à Nice, le 24 octobre 2022. 

C’est une dynamique désormais bien connue. Avec le rebond épidémique de la neuvième vague, les appels des autorités sanitaires à la prévention et à la vaccination s’intensifient. La menace du Covid-19 semblait pourtant reléguée au second plan des priorités politiques depuis la rentrée, derrière la crise de l’hôpital et la situation de plus en plus tendue dans les services d’urgences pédiatriques.

Jeudi 1er décembre, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a appelé les plus de 60 ans, les « porteurs de maladie » et les personnes « en contact au quotidien avec des gens fragiles ou âgés » à faire un nouveau rappel de vaccin. « Ça vous prend cinq minutes et ça vous protégera. Ça limitera les risques de complications et d’hospitalisation », a rappelé l’ancien ministre de la santé.

Les chiffres de la campagne vaccinale de l’automne sont bien moins élevés que ce qu’espérait le ministre actuel, François Braun, qui a tiré la sonnette d’alarme, début novembre, dans un entretien au Parisien. Au 28 novembre, 9,4 % des plus de 80 ans et 7,2 % des 60-79 ans avaient reçu une nouvelle injection, soit deux millions de doses distribuées depuis le 3 octobre. « Des niveaux de vaccination insuffisants », a redit, mardi 29 novembre, le ministère de la santé, qui espère une mobilisation de l’ensemble de parties prenantes – les personnes à risques, leur entourage, comme les professionnels de santé. « C’est d’autant plus important qu’on est à un mois des fêtes et compte tenu de la dégradation de la situation épidémiologique depuis quelques jours », insiste-t-on au ministère.

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Avec 50 000 cas par jour en moyenne au 30 novembre, le nombre de contaminations a augmenté de 40 % par rapport à la semaine précédente. Cette reprise épidémique se répercute déjà depuis deux semaines dans le nombre d’admissions quotidiennes à l’hôpital, en augmentation de 17 % en une semaine, avec près de 1 000 personnes enregistrées en moyenne tous les jours. Pareil du côté des admissions en soins critiques, qui se rapprochent du pic de la huitième vague avec 90 admissions en moyenne par jour. Le nombre de morts, sur un plateau haut depuis le 18 novembre, est d’une soixantaine par jour.

Alors, comment expliquer ce faible engouement pour le rappel vaccinal ? Selon la cinquième enquête issue du projet Slavaco menée par Jeremy Ward, sociologue à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, 72 % des répondants étaient volontaires pour faire un rappel si celui-ci était recommandé pour leur cas. Ces réponses ont été recueillies en été. Force est de constater que cette volonté affichée s’est érodée à l’automne.

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