cinq morts dans une attaque à l’arc, un homme arrêté par la police

Des fonctionnaires de police norvégiens dans les rues de Kongsberg, au sud-ouest d’Oslo, mercredi 13 octobre.

Un homme armé d’un arc et de flèches a tué cinq personnes et en a blessé deux autres, mercredi 13 octobre, à Kongsberg, dans le sud-est de la Norvège, avant d’être arrêté par la police.

« Je peux malheureusement confirmer qu’il y a cinq personnes mortes et deux qui sont blessées », a déclaré un responsable de la police locale, Oyvind Aas, lors d’un point de presse. Les deux blessés ont été hospitalisés dans des unités de soins critiques mais, selon M. Aas, rien n’indique que leur vie est en danger. L’un d’eux était un policier hors service qui se trouvait dans une boutique, l’un des multiples endroits où l’attaque s’est produite.

Un suspect a été arrêté. « Selon les informations dont nous disposons maintenant, il n’y a qu’une personne impliquée dans ces actes », a ajouté le policier. Les motivations de l’attaque sont encore inconnues à ce stade.

Une flèche plantée dans un mur de la ville de Kongsberg, en Norvège, le mercredi 13 octobre 2021.

Aucun autre suspect recherché

« Vu le déroulement des faits, il est naturel d’évaluer s’il s’agit d’une attaque terroriste », a t-il fait savoir dans un autre point de presse. « Le suspect n’a pas été entendu et il est trop tôt pour se prononcer sur ses mobiles », a-t-il ajouté, précisant que les enquêteurs gardaient « toutes les possibilités ouvertes ».

Les services de renseignement intérieur (PST) ont été placés en alerte, a indiqué un porte-parole à l’Agence France-Presse (AFP). « Ce ne sont pour l’instant que des conjectures », a déclaré le porte-parole, Martin Bernsen, interrogé sur l’éventualité d’une attaque terroriste.

La police n’a pas fourni de détails sur le suspect, sinon qu’il s’agit d’un homme qui a été emmené au commissariat de la ville voisine de Drammen. Elle n’a ni confirmé ni démenti qu’il était connu des services. Aucun autre suspect n’est activement recherché.

« Ces événements nous ébranlent », a déclaré la première ministre, Erna Solberg, dont c’est le dernier jour en fonction. Jeudi, elle cédera son poste au travailliste Jonas Gahr Store, vainqueur des législatives du 13 septembre.

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Des précédentes attaques d’extrême droite

Informée à 18 h 13, la police a arrêté le suspect à 18 h 47. Dans la petite ville de près de 25 000 habitants, à environ 80 kilomètres à l’ouest d’Oslo, l’accès aux lieux de l’attaque, dans le centre-ville, était bloqué par un cordon de police et des agents. Sur Twitter, la police locale avait écrit qu’un homme avait été observé, armé d’un arc et de flèches, et qu’il en avait fait usage en ciblant des personnes.

Les habitants ont été appelés à rester chez eux. Plusieurs quartiers ont été bouclés, les images de télévision montrant un important déploiement de forces de police en armes et d’ambulances. Un hélicoptère et une équipe de démineurs ont aussi été envoyés sur place. La direction norvégienne de la police a décrété que les policiers, qui ne sont généralement pas armés, porteraient des armes à titre temporaire dans tout le pays.

La radiotélévision publique NRK a montré sur son site internet une photo envoyée par un témoin montrant une flèche noire solidement plantée dans un mur. Sur d’autres photos, on pouvait voir ce qui ressemble à des flèches de compétition gisant au sol.

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Dans le passé, la Norvège, nation traditionnellement paisible, a été la cible d’attaques d’extrême droite. Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, avant d’ouvrir le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utoya, faisant 69 autres victimes.

En août 2019, Philip Manshaus avait aussi tiré dans une mosquée des environs d’Oslo, avant d’être maîtrisé par des fidèles, sans faire de blessé grave. Il avait auparavant abattu par racisme sa demi-sœur adoptive d’origine asiatique. Plusieurs projets d’attentats islamistes ont par ailleurs été déjoués.

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Le Monde avec AFP




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