Les trottinettes électriques vont être bridées à 10 km/h dans Paris

Surtout pas de nouveau grand bazar dans les rues parisiennes ! Devant les frictions quotidiennes entre voitures, piétons, vélos, trottinettes, motos, scooters, devant les altercations et les accidents qui se multiplient depuis la fin des confinements, la Mairie de Paris a décidé de durcir les règles du jeu. Cible numéro un : les opérateurs de trottinettes et autres équipements en libre-service, qui ont changé le paysage urbain en quelques années. Leurs trottinettes électriques vont être bridées à 10 km/h dans l’essentiel de la capitale, et un appel à concurrence va être lancé pour limiter à deux ou trois le nombre d’entreprises proposant des scooters et des motos, a annoncé, jeudi 25 novembre, David Belliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé des transports.

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Les élus de Paris se souviennent combien l’anarchie provoquée par l’arrivée massive de trottinettes électriques leur avait été reprochée en 2019. Après avoir négocié une simple charte de bonne conduite avec les opérateurs, l’équipe rose-rouge-verte qui dirige la capitale avait, finalement, dû employer la méthode forte. Un appel d’offres avait réduit de douze à trois le nombre de sociétés autorisées à exploiter les trottinettes en libre-service. En outre, les opérateurs avaient été priés de brider la vitesse de leurs appareils, pour la ramener d’un maximum de 25 km/h à 20 km/h, et même à 8 km/h dans certaines zones.

« La situation s’est améliorée grâce à ces mesures, constate David Belliard. Mais elle reste insatisfaisante. » Depuis le début de l’année, les trottinettes ont été impliquées dans 298 accidents, causant deux décès et 329 blessés. Fin juin, la mort d’une Italienne de 32 ans, percutée sur une zone piétonne par deux femmes sur une trottinette électrique, a suscité l’émoi.

Appel d’offres

La Mairie a alors demandé à Dott, Lime et Tier d’agir, sous peine de ne pas renouveler leurs contrats. En gage de bonne volonté, les trois opérateurs ont décidé mi-novembre de brider la vitesse de leurs trottinettes à 10 km/h dans 662 zones de la capitale. Une solution jugée trop complexe à l’hôtel de ville. « Pour assurer la sécurité des usagers, nous préférons que la vitesse soit limitée dans l’intégralité de Paris », a expliqué, jeudi, David Belliard. Seuls quelques grands axes resteront à 20 km/h. La mesure, applaudie par les maires d’arrondissement de gauche comme de droite, s’appliquera « dès la première quinzaine de décembre ».

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Même volonté d’apaiser la circulation pour ce qui concerne les scooters et les motos en libre-service. Cinq opérateurs sont déjà actifs sur ce marché, avec environ 4 500 appareils au total. Mais six autres souhaitent y entrer, ce qui pourrait porter à onze le nombre d’entreprises en concurrence, affirme la Mairie. Pour calmer le jeu, un appel d’offres va être lancé le 13 décembre, et seules deux ou trois sociétés seront retenues, à l’été 2022. Chacune ne pourra pas disposer de plus 2 500 scooters dans un premier temps.

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