L’OTAN souhaite une procédure accélérée pour l’adhésion de la Suède et la Finlande

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’exprime par écran vidéo interposé aux côtés de la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock, lors d’une conférence de presse après la réunion des ministres des affaires étrangères de l’OTAN sur le conflit en Ukraine, dimanche 15 mai 2022 à Berlin.

Réunis de manière informelle à Berlin, samedi 14 et dimanche 15 mai, les ministres des affaires étrangères des 30 pays membres de l’OTAN avaient prévu de célébrer un « moment historique » avec les demandes d’adhésion, désormais officielles, de la Finlande et de la Suède. « Des membres qui, simplement, n’ont pas encore leur carte », selon la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock. Avec les déclarations, vendredi, du président turc Recep Tayyip Erdogan, l’enthousiasme avait toutefois été un peu douché.

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Une adhésion doit être approuvée à l’unanimité des Etats membres et M. Erdogan avait indiqué qu’il ne pourrait soutenir le projet de deux pays favorables à « de nombreuses organisations terroristes ». A savoir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les Unités de protection du peuple (YPG), branche armée du Parti de l’union démocratique kurde en Syrie, où il participait à la lutte contre l’organisation Etat islamique. Dimanche, le ministre turc Mevlut Cavusoglu ciblait encore des « réunions » tenues par des responsables suédois et finlandais avec ces organisations et des livraisons d’armes de la Suède aux YPG.

Eclaircir des « malentendus » avec la Turquie

« Je suis un peu déconcerté, indiquait le président finlandais Sauli Niinistö. J’ai eu une conversation avec le président Erdogan il y a un mois environ. C’est lui qui a mentionné notre demande d’adhésion à l’OTAN (…) et qui a dit [que la Turquie] y répondrait favorablement. Je l’ai remercié (…). Donc vous pouvez imaginer que je suis un peu dans la confusion. »

Du côté suédois, la ministre des affaires étrangères, Ann Linde, jugeait nécessaire d’éclaircir des « malentendus » mais confirmait qu’à l’instar des Etats-Unis et de l’Union européenne, son pays considérait bien le PKK comme une organisation terroriste. En revanche, Stockholm insiste pour maintenir le dialogue avec d’autres organisations kurdes.

Des conversations entre toutes les parties ont finalement permis au secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, d’affirmer, dimanche après-midi, que la Turquie avait « clairement indiqué son intention de ne pas bloquer » l’entrée d’Helsinki et Stockholm dans le club transatlantique. Le « fort soutien » d’Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine, aux deux pays nordiques a sans doute également influencé ce revirement.

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Si Ankara n’avance pas de nouvelles objections, c’est une procédure accélérée qui sera lancée pour raccourcir au maximum le délai avant une adhésion complète des deux pays. Il a fallu 13 mois pour intégrer le 30e membre, la Macédoine du Nord, en 2020.

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