Marine Le Pen vise « au moins 60 députés » pour le Rassemblement national

En Dordogne, des candidats PS dissidents après la « capitulation » de l’accord Nupes

Des candidats du Parti socialiste se présenteront aux élections législatives dans les quatre circonscriptions de la Dordogne face aux postulants investis par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) – trois candidats de La France insoumise (LFI) et un de Génération.s –, a appris l’Agence France-presse auprès de responsables socialistes locaux.

L’ancien premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS après l’accord scellant l’union de la gauche, devait participer vendredi soir à Périgueux à une réunion publique pour soutenir ces quatre dissidents, a expliqué à l’AFP l’un d’eux, Floran Vadillo, candidat dans la circonscription de Périgueux.

« Nous avons été rayés de la carte » électorale par l’accord de la Nupes, au programme « insoutenable », a dit M. Vadillo, 36 ans, qui a démissionné cette semaine de sa fonction de secrétaire national du PS. Avec Christophe Cathus, Christian Teillac et Martial Peyrouny, investis comme lui par le PS avant la présidentielle, il se maintient pour « envoyer des députés de gauche réformistes à l’Assemblée nationale ».

La Dordogne, dirigée par un socialiste depuis vingt-huit ans, a toujours envoyé au moins deux députés socialistes à Paris entre 1997 et 2017. La candidate du PS à la présidentielle, Anne Hidalgo, n’a cependant récolté que 2,17 % des voix dans ce département, qui avait placé Marine Le Pen en tête au premier tour et Jean-Luc Mélenchon à la troisième place (20,3 %).

Pour le président socialiste du département, Germinal Peiro, qui soutient les quatre dissidents, l’accord Nupes « n’est pas une union mais une capitulation, une soumission, un effacement ». « Il y a une volonté d’écraser le PS » en Dordogne, assure-t-il à l’AFP. Selon lui, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, « a intégré le fait qu’il n’avait aucune chance d’être premier ministre et il veut régler le sort de ses partenaires. S’il voulait une majorité de gauche, il aurait pris en compte l’ancrage local. Il a rétréci la gauche ! »


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