pour François Bayrou, « le programme de Jean-Luc Mélenchon entraînerait la France dans un gouffre » ; le PRG présente 80 candidats

Jean Castex sur le départ

« Très simple, très classique », la lettre de démission est prête : le premier ministre, Jean Castex, est sur le point de quitter Matignon, laissant le champ libre aux spéculations selon lesquelles une femme le remplacerait en vue des législatives de juin.

« C’est une nouvelle ère qui s’ouvre », a commenté dimanche auprès du Parisien Jean Castex. Celui qui s’est autoproclamé « premier ministre de l’intendance » a affirmé partir « sans remords, ni regrets », après vingt mois à Matignon.

Les yeux se tournent désormais vers le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, qui reçoit lundi pour le déjeuner le président du Conseil européen Charles Michel. Il avait assuré, il y a une semaine à Berlin, qu’il savait déjà le nom de son prochain premier ministre, doté, selon lui, d’un profil « social », « écologique » et « productif ».

Pour le président du Modem, François Bayrou, allié d’Emmanuel Macron, il faut une personne, homme ou femme, qui ait « du leadership, de l’expérience. Et il faut une empathie assez grande avec le président de la République » car « quand le président de la République déteste le premier ministre les choses ne peuvent que tourner mal », a-t-il souligné dimanche au Grand Jury RTL-LCI Le Figaro, citant le cas de François Mitterrand et de son premier ministre Michel Rocard (1988-1991).

Après ceux de la ministre du travail Elisabeth Borne et de l’ex-ministre de la santé Marisol Touraine, le nom qui revient avec insistance est celui de Catherine Vautrin, ancienne ministre de la cohésion sociale de Jacques Chirac, qui avait apporté son soutien à Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle.

« Elle a beaucoup d’expérience et travaille à fond ses dossiers, elle a des convictions à la fois modérées et très solides, elle aime les gens et a un fond profondément humaniste : trois traits de caractère qu’on ne retrouve pas si souvent en politique », plaide un élu local proche de la présidente de la communauté urbaine du Grand Reims.

Problème : cette ancienne députée Les Républicains, qui avait milité contre le mariage homosexuel en 2012 et 2013, hérisse à gauche.


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