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    Wall Street finit la semaine dans le rouge, le pétrole flambe, l’emploi amé



    bourse S&P 500

    (Agefi-Dow Jones)–La Bourse de New York a accentué ses
    pertes vendredi après l’annonce de destructions d’emplois en
    février aux Etats-Unis, tandis que l’escalade du conflit avec
    l’Iran s’est traduite par une nouvelle envolée des cours du
    pétrole.

    L’indice Dow Jones a perdu 1%, à 47.501,55 points, et le S&P 500 a
    reculé de 1,2%, à 6.740,02 points. Le Nasdaq Composite, riche
    en valeurs technologiques, a fini en baisse de 1,2%, à 22.387,68
    points. Le baril de brut WTI a bondi de 36% cette semaine en
    réaction au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, du
    jamais vu depuis 1983.

    L’économie américaine a détruit 92.000 postes nets le
    mois dernier, selon les chiffres parus vendredi, alors que les
    économistes interrogés par le Wall Street Journal
    s’attendaient à la création de 5.000 emplois. Les
    créations d’emplois des deux derniers mois ont par ailleurs
    été révisées en baisse.

    La hausse de 3,8% sur un an du salaire horaire moyen, supérieure
    aux attentes, pourrait par ailleurs relancer les craintes de retour de
    l’inflation et compromettre la perspective de nouvelles baisses de taux
    de la Réserve fédérale (Fed).

    La Bourse de New York a connu sa pire semaine depuis près d’un an,
    avec un recul hebdomadaire de 3% pour l’indice Dow Jones, alors que la
    flambée des prix de l’énergie provoquée par le
    déclenchement de l’offensive israélo-américaine contre
    l’Iran et les représailles de Téhéran contre des pays du
    Golfe a relancé les craintes pour l’économie mondiale.

    Le S&P 500 a essuyé un repli de 2% cette semaine et le Nasdaq une
    baisse de 1,2%.

    Le baril de brut américain (WTI) a franchi jeudi le seuil des 80
    dollars pour la première fois depuis plus d’un an. L’envolée
    des cours s’est accentuée vendredi malgré l’annonce par le
    Secrétaire au Trésor américain Scott Bessent de mesures
    pour atténuer la hausse, dont une dérogation temporaire pour
    autoriser les raffineurs indiens à acheter du pétrole russe
    sous sanction.

    Le contrat de mai sur le brent de mer du Nord coté à Londres a
    clôturé en hausse de 8,5%, à 92,69 dollars le baril, et
    le contrat d’avril sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex
    a bondi 12%, à 90,90 dollars le baril. Les déclarations du
    président américain Donald Trump, qui a exigé une
    capitulation sans condition de l’Iran, ont contribué à
    accentuer les tensions.

    Les cours réagissent également à des déclarations du
    ministre de l’Energie du Qatar, Saad al-Kaabi, qui a prévenu dans
    un entretien au Financial Times, publié vendredi matin, que les
    pays producteurs du Golfe Persique pourraient « interrompre leurs
    exportations dans les jours qui viennent » en raison du conflit, ce qui
    ferait « monter le prix du baril à 150 dollars ».

    Cette flambée des cours de l’énergie fait redouter un retour
    de l’inflation aux Etats-Unis et un report des baisses de taux de la
    Fed. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à
    10 ans s’est tendu cette semaine, mais s’est stabilisé vendredi
    autour de 4,14%, contre moins de 4% la semaine dernière.

    Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
    billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,4%,
    à 98,91 points, un sommet depuis la mi-janvier.

    >Agefi-Dow Jones The financial newswire


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