Meta Platforms a dégagé un chiffre
d’affaires record au deuxième trimestre mais a relancé les
craintes sur le coût de son infrastructure informatique en ajustant
ses prévisions d’investissements.
Le géant des réseaux sociaux a relevé mercredi soir le
plancher de sa fourchette d’investissements pour 2026, en indiquant
vouloir y consacrer au moins 130 milliards de dollars, au lieu de 125
milliards de dollars jusqu’à présent. La limite haute de
l’enveloppe reste fixée à 145 milliards de dollars.
Le propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram a par ailleurs
publié des résultats inférieurs aux attentes au titre du
deuxième trimestre. Le résultat net a reculé de 14% sur
la période, à 15,85 milliards de dollars, pénalisé
par une charge exceptionnelle de 2,4 milliards de dollars liée
à des litiges.
Dans son communiqué, le groupe a également évoqué le
risque de « pertes significatives » que représentait la
multiplication des procédures judiciaires aux Etats-Unis liées
aux effets des réseaux sociaux sur la santé mentale des
adolescents.
Le résultat par action ressort à 6,18 dollars, contre 7,14
dollars un an auparavant et n’atteint pas le consensus des analystes,
qui était de 7,19 dollars.
L’action Meta chutait de 8,5% dans les échanges post clôture
en réaction à cette publication.
Le chiffre d’affaires a toutefois bondi de 28% au trimestre
écoulé, à 60,8 milliards de dollars, et dépasse les
attentes du marché (60,2 milliards de dollars). Le nombre
d’utilisateurs s’élève à 3,6 milliards sur le trimestre,
en hausse de 3% par rapport au même trimestre de 2025, a
indiqué Meta. Le nombre d’affichages publicitaires s’inscrit en
hausse de 14% et le prix de chaque publicité a augmenté de 12%
sur la période.
Pour le troisième trimestre, Meta a indiqué tabler sur un
chiffre d’affaires compris entre 61 et 64 milliards de dollars,
légèrement en retrait du consensus. Les analystes sondés
par FactSet anticipaient en moyenne 63,14 milliards de dollars de
revenus.
La course aux armements dans laquelle s’est lancé Meta pour
s’imposer parmi les leaders de l’intelligence artificielle occasionne
régulièrement des accès de nervosité chez les
investisseurs. Le groupe consacre des dizaines de milliards de dollars
à l’achat de microprocesseurs, à la construction de data
centers, ainsi qu’au recrutements de spécialistes de l’IA pour
créer des modèles de pointe.
L’action Meta a perdu près de 10% depuis le début de
l’année.
La maison mère de Facebook a lancé en avril le premier
modèle issu de sa division Superintelligence Labs mise en place
l’été dernier. Ce modèle, baptisé Muse Spark, a
été comparé favorablement à l’assistant virtuel
Gemini de Google dans certains tests et serait en mesure de rivaliser
avec les offres d’OpenAI et d’Anthropic.
Une nouvelle version a vu le jour en juillet, avec des capacités
accrues en termes de programmation, aux côtés d’un nouveau
modèle de génération d’images.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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