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    🧬 Une mutation génétique rare associée à moins de graisse et à un meilleur métabolisme – Actualités


    Une étude révèle que certaines personnes portent de rares modifications génétiques associées à moins de graisse dans le foie et à une meilleure régulation du sucre sanguin. Cette dernière repose sur le séquençage de plus d’un million de personnes. Elle pointe notamment vers un gène nommé FNIP1, qui participe au contrôle de l’utilisation et du stockage de l’énergie dans les cellules.

    Les auteurs ont analysé les parties de l’ADN qui servent à fabriquer des protéines chez 1 032 116 personnes d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Ils ont recherché des variantes rares associées à un indicateur sanguin lié au métabolisme : le rapport entre les triglycérides et le cholestérol HDL. Au total, 59 gènes indépendants ont été associés à cet indicateur.

    Illustration de l'ADN, support de l'information génétique.

    Illustration de l’ADN, support de l’information génétique.
    Pixabay

    FNIP1 a particulièrement retenu leur attention.

    Environ 0,01 % des personnes étudiées portaient des variantes très rares capables d’interrompre la fabrication normale de la protéine FNIP1. Chez ces porteurs, les chercheurs ont observé un rapport triglycérides-HDL plus faible, moins de graisse dans le foie et une glycémie plus basse. La répartition de la graisse corporelle était également plus favorable selon les mesures utilisées dans l’étude.

    Ces associations indiquent qu’au sein de cette vaste population, les porteurs de ces variantes présentaient plus souvent certains paramètres favorables. Les auteurs rapportent aussi environ 60 % de risque en moins de maladies cardiométaboliques chez eux. Ce groupe de maladies comprend notamment des troubles liés au cœur et au métabolisme.

    Pour comprendre ce lien, l’équipe a ensuite travaillé sur des cellules humaines du foie. Réduire l’activité de FNIP1 y augmentait la dégradation des graisses et l’activité de gènes liés aux lysosomes. Ces petits compartiments cellulaires participent au recyclage de nombreuses molécules. FNIP1 semble donc agir comme un frein sur plusieurs mécanismes qui consomment ou recyclent l’énergie.

    Les chercheurs ont aussi testé cette piste chez des souris nourries avec une alimentation riche en graisses. Réduire simultanément l’activité de Fnip1 et d’un gène proche, Fnip2, dans le foie limitait la prise de poids et l’accumulation de graisse hépatique. Les animaux répondaient également mieux à l’insuline, l’hormone qui aide les cellules à utiliser le glucose sanguin.

    Modifier un gène chez une personne n’est pas l’objectif immédiat, et FNIP1 possède d’autres fonctions biologiques. Les résultats désignent cette protéine comme une cible possible pour de futurs médicaments. Il faudra déterminer si son inhibition peut reproduire les effets métaboliques observés sans provoquer d’effets indésirables.



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