La Bourse de New York a clôturé en
légère baisse mardi malgré une détente des cours du
pétrole et l’indication d’un possible report de la prochaine hausse
des taux de la Réserve fédérale (Fed) à la fin de
l’année.
L’indice Dow Jones a cédé 0,3%, à 51.349,92 points, et le
S&P 500 a reculé de 0,2%, à 7.670,84 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, a abandonné 0,1%,
à 26.797,54 points.
Sur le front des indicateurs économiques, les opérateurs ont
pris connaissance d’une dégradation de la confiance des
ménages américains pour le troisième mois d’affilée,
selon l’indice du Conference Board pour le mois de septembre.
Au plus haut depuis 2007, le rendement de l’obligation du Trésor
américain à 10 ans a effacé sa progression du début
de séance pour se stabiliser à 5,24%. Les rendement du 2 ans,
plus sensible à la politique monétaire, a pour sa part
reculé de 5 points de base, à 4,9%, en réaction à
des déclarations du président de la Fed de New York.
John Williams a suggéré mardi que la banque centrale pourrait
attendre jusqu’en décembre avant de relever à nouveau ses taux
d’intérêt, allant à l’encontre des paris du marché
sur un relèvement supplémentaire dès octobre. « Avec la
décision de politique monétaire que nous avons prise lors de
notre réunion de septembre, il n’y a pas d’urgence », a
déclaré John Williams, tout en jugeant qu’une nouvelle hausse
pourrait être appropriée en fin d’année.
Les investisseurs restent par ailleurs attentifs à l’évolution
des relations diplomatiques entre l’Iran et les Etats-Unis. « Il est
toujours difficile d’identifier clairement la stratégie des
Etats-Unis pour sortir de cette crise qui affecte l’ensemble de
l’économie mondiale », déplore Sebastian Paris Horvitz,
directeur de la recherche chez LBPAM.
Les cours de l’or noir donnent toutefois des signes de stabilisation,
même s’ils demeurent à des niveaux élevés. Le
contrat de novembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres
a fini en baisse de 2,6%, à 102,59 dollars le baril. Le contrat de
novembre sur le WTI a perdu 3,5% à New York, à 89,38 dollars
le baril.
Le WTI est retombé à son niveau de la fin août sous
l’effet de la reprise des exportations saoudiennes en mer Rouge et de
l’augmentation du trafic dans le détroit d’Ormuz. « Le marché
surveille de près la situation à Ormuz et l’évolution des
flux en provenance du Moyen-Orient », souligne Claudio Galimberti de
Rystad Energy dans une note.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, s’est apprécié
de 0,2%, à 101,42 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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