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    quels risques pour la santé ?


    Mis à jour le

    Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, le débat sur l’utilisation en masse du plastique a été relancé sans avancée réelle. Or, cette consommation excessive n’est pas uniquement un désastre écologique, elle s’immisce au cœur de nos organes vitaux et des foetus humains

    Chaque année, plus de 450 millions de tonnes de plastique sont produites, polluant mers et océans jusqu’à 11 000 m de profondeur…

    Partout où les scientifiques cherchent des microplastiques, ils les trouvent : dans la nourriture, l’eau, l’air et même certaines parties du corps humain.

    Les microplastiques sont des fragments de plastique de moins de 5 millimètres de large, capables de pénétrer dans le corps humain notamment par l’alimentation et l’inhalation.

    D’après un rapport, intitulé Plastics, Edcs & Health, de l’Endocrine Society et de l’IPEN – International Pollutants Elimination Network -, le plastique contient des produits chimiques perturbateurs endocriniens qui menacent la santé humaine.

    Le système endocrinien est constitué « d’une série de glandes réparties dans l’organisme, chacune d’entre elles produisant une ou plusieurs hormones. Ces hormones sont des substances chimiques naturelles, libérées dans le flux sanguin, qui circulent dans le corps », comme il est indiqué dans le rapport.

    Quant au perturbateur endocrinien, d’après la définition donnée par l’Endocrine Society, c’est « un produit chimique exogène – non naturel – ou un mélange de produits chimiques qui interfèrent avec tout aspect de l’action hormonale. »

    Microplastiques : des risques graves pour la santé des êtres humains

    Ce rapport, focalisé sur la relation entre les plastiques et les produits chimiques perturbateurs endocriniens, met en avant des conclusions préoccupantes. Il documente les liens entre certains additifs chimiques toxiques présents dans les plastiques et différents effets sur le système endocrinien. Ces produits chimiques sont notamment associés à des maladies graves telles que certains cancers, le diabète, des troubles de la reproduction ou encore des troubles neurologiques chez les fœtus et les enfants en développement.

    « De nombreux plastiques que nous utilisons tous les jours à la maison et au travail nous exposent à un cocktail nocif de produits chimiques perturbateurs endocriniens », a déclaré Jodi Flaws, auteur principal du rapport, de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, aux États-Unis.

    En effet, on se rend bien compte de l’immense quantité de déchets plastiques qui finissent la plupart du temps dans la nature et dans tous les milieux, contaminant l’ensemble de la chaîne alimentaire et donc les humains…

    Une étude publiée fin 2025 dans Environment International montre que les microplastiques sont rapidement colonisés par des bactéries pathogènes et résistantes aux antibiotiques, surtout sur le polystyrène et les granulés de plastique. Les microplastiques pourraient transporter ces bactéries dangereuses jusqu’aux zones de baignade ou d’aquaculture.

    L’exposition aux bactéries et substances chimiques nocives présentes dans et sur les microplastiques peut survenir pendant toute la durée de vie des produits en plastique ; du processus de fabrication au contact avec le consommateur, en passant par le recyclage, la gestion et l’élimination des déchets.

    Quels sont les perturbateurs endocriniens ?
    Ils comprennent le bisphénol A et les produits chimiques connexes, les retardateurs de flamme, les phtalates, les substances per- et polyfluoroalkyle (PFAS), les dioxines, les stabilisants UV et les métaux toxiques comme le plomb et le cadmium.
    On les retrouve notamment dans les emballages, la construction, les revêtements de sol, l’industrie automobile, la production et l’emballage de denrées alimentaires, les soins de santé ou encore dans les jouets, les articles de loisirs, l’électronique domestique, les vêtements, les meubles, les textiles, les équipements médicaux et les cosmétiques.

    « Une action définitive est nécessaire au niveau mondial pour protéger la santé humaine et notre environnement contre ces menaces », a confirmé le Dr. Jodi Flaws.

    Des microplastiques dans notre alimentation

    Des scientifiques d’INRAE, en collaboration avec l’université Clermont-Auvergne, ont réalisé des travaux pionniers pour évaluer leurs impacts sur le microbiote intestinal. Leurs résultats sont parus dans le Journal of Hazardous Materials. Les scientifiques ont utilisé un modèle in vitro original qui reproduit l’environnement du côlon humain, l’élément final de la digestion. Ils ont pu ainsi étudier le devenir du plastique le plus largement fabriqué au monde, le polyéthylène (PE), que l’on retrouve également dans l’eau du robinet. Les interactions possibles de ces microplastiques de PE ont été passées au crible : avec les processus de digestion, avec le microbiote intestinal, mais aussi avec la barrière intestinale[1].

    Selon le Pr Kamal Dua (University of Technology Sydney), les adultes ingèrent des microplastiques via l’alimentation, l’eau, les emballages, les sols contaminés ou encore les fibres textiles. Une grande partie des particules ingérées est éliminée, mais certaines peuvent persister dans l’organisme.

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    Déchets micro-plastiques sur une plage des Landes, en 2015 (France)
    Auteur : Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info – Licence : Tous droits réservés

    Ces analyses apportent une conclusion claire et préoccupante : les microplastiques de PE modifient le microbiote intestinal in vitro. Les effets varient en fonction des individus, mais une tendance se dégage. On constate une augmentation de bactéries pouvant être néfastes et une diminution de bactéries bénéfiques pour la santé. Une nouvelle encourageante cependant : ces changements n’impactent pas l’intestin dans sa fonction de barrière. Il conserve son imperméabilité et ne présente pas d’inflammation.

    Les mêmes chercheurs ont réalisé des travaux supplémentaires chez l’enfant. À la fin de 2022, aucune étude n’avait évalué les conséquences d’une ingestion de microplastiques sur la sphère digestive de l’enfant. Avant 3 ans, leur tractus digestif et leur microbiote sont immatures. Ils sont considérés comme une population à risque.

    Pour étudier le cas de l’enfant de 6 mois à 3 ans, les scientifiques ont adapté leur modèle in vitro déjà disponible chez l’adulte. Comme observé chez l’adulte, il y a une augmentation de l’abondance de bactéries pouvant être néfastes. Mais le cas des enfants se distingue sur un point : ces changements de bactéries entraînent la diminution d’un composé reconnu pour ses effets bénéfiques sur la santé. Il s’agit du butyrate. Enfin, comme pour l’adulte, ces changements n’impactent pas l’intestin dans sa fonction de barrière.

    Des microplastiques jusque dans le placenta des femmes enceintes

    En décembre 2020, une étude italienne révélait que des particules de microplastiques s’infiltraient jusque dans des placentas humains. Des microplastiques ont ainsi été trouvés dans différentes parties du placenta : membranes maternelles, fœtales et amniochorales. Cette découverte pourrait « avoir des effets à long terme sur la santé humaine », alertait Antonio Ragusa, directeur de cette étude parue dans la revue scientifique Environment International.

    Seulement 6 placentas de femmes avaient été analysés, mais plusieurs fragments de microplastiques y avaient été découverts, dont certains composés de polypropylène pigmenté ou d’autres polymères. Ils pourraient notamment provenir de produits d’emballage ou de cosmétiques.

    Les microplastiques « sont suffisamment petits pour être transportés dans la circulation sanguine », rappelaient les chercheurs. Leur présence dans le placenta soulève donc des interrogations quant à une éventuelle exposition du fœtus. Les auteurs appelaient toutefois à réaliser des études supplémentaires afin de déterminer si ces particules peuvent déclencher des réponses immunitaires ou libérer des contaminants toxiques susceptibles de provoquer des dommages.

    Ces observations ont été confirmées en février 2024 dans le journal Toxicological Sciences : des chercheurs de l’Université du Nouveau-Mexique ont décelé des microplastiques dans tous les échantillons de placenta analysés (62 au total). Leur concentration variait entre 6,5 et 790 microgrammes par gramme de tissu, c’est-à-dire entre 0,00065 % et 0,079 % de plastique.

    Cette présence est notable car le placenta est un organe temporaire qui se développe au cours de la grossesse, alors que d’autres organes peuvent accumuler des particules sur une durée beaucoup plus longue. Les polymères identifiés comprenaient notamment du polyéthylène, du PVC et du nylon.

    Les nanoplastiques de polystyrène inquiètent pour la reproduction

    Une revue scientifique publiée le 14 septembre 2026 dans New Contaminants renforce les interrogations concernant les effets des particules de plastique sur la reproduction. Les chercheurs se sont intéressés plus particulièrement aux nanoplastiques de polystyrène (PSNP), des particules encore plus petites que les microplastiques et particulièrement étudiées en toxicologie.

    Dans les modèles expérimentaux, l’exposition aux nanoplastiques de polystyrène est associée à des effets différents selon le sexe. Chez les mâles, des études rapportent notamment des lésions des testicules, une perturbation de la barrière hémato-testiculaire, une diminution du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes, des anomalies de leur morphologie ainsi que des modifications du taux de testostérone.

    Chez les femelles, les chercheurs relèvent des altérations du fonctionnement des ovaires et de la production d’hormones, une perturbation du développement des follicules, une diminution de la production d’ovocytes et, dans certains modèles animaux, une réduction de l’implantation embryonnaire.

    Les conséquences pourraient également concerner la génération suivante. Dans différents modèles animaux, l’exposition parentale à ces nanoplastiques a été associée à une baisse du succès de fécondation et de la survie des descendants, ainsi qu’à des perturbations du développement embryonnaire ou larvaire et à une augmentation de certaines malformations.

    Les chercheurs identifient surtout le stress oxydatif comme l’un des mécanismes centraux pouvant expliquer ces effets. Une augmentation des espèces réactives de l’oxygène peut perturber l’équilibre des cellules et déclencher en cascade inflammation, dérèglements hormonaux, apoptose – la mort programmée des cellules – et perturbations de l’autophagie, un processus permettant normalement aux cellules de recycler certains de leurs constituants.

    La revue attire aussi l’attention sur les expositions combinées. Dans des expériences animales, l’association de nanoplastiques de polystyrène avec d’autres contaminants, comme l’arsenic ou le phtalate de dibutyle (DBP), a parfois provoqué des effets reproductifs plus importants que chacune de ces substances prise isolément. Des particules vieillies artificiellement par les UV ont également montré des effets particuliers. Ces situations pourraient davantage se rapprocher de certaines expositions rencontrées dans l’environnement réel.

    La grande majorité des données disponibles provient d’expériences réalisées sur des animaux, des organismes aquatiques ou des cellules cultivées en laboratoire. Les auteurs indiquent que les preuves permettant d’établir que les nanoplastiques de polystyrène provoquent des troubles de la reproduction chez l’humain restent, pour l’instant, insuffisantes.

    Des microplastiques jusque dans notre coeur

    Jusqu’alors, les recherches de microplastiques dans les organes profonds du corps humain restaient limitées. En novembre 2023, dans une étude pilote portant sur des personnes ayant subi une chirurgie cardiaque, des chercheurs rapportaient dans la revue ACS Environmental Science & Technology avoir trouvé des microplastiques dans de nombreux tissus cardiaques.

    Dans cette expérience pilote, les chercheurs ont prélevé des échantillons de tissus cardiaques sur 15 personnes pendant des chirurgies cardiaques, ainsi que des spécimens de sang pré- et post-opératoires chez une partie des participants. Ensuite, l’équipe a analysé les échantillons avec une imagerie infrarouge directe au laser et a identifié des particules de 20 à 500 micromètres de large composées de huit types de plastique, dont le polyéthylène téréphtalate, le chlorure de polyvinyle et le poly(méthacrylate de méthyle).
    Cette technique a détecté de nombreux fragments de microplastiques dans la plupart des échantillons de tissus, bien que les quantités et les matériaux aient varié entre les participants.

    Même si l’étude implique peu de participants, les chercheurs affirment avoir fourni des preuves préliminaires selon lesquelles divers microplastiques peuvent s’accumuler et persister dans le cœur et ses tissus les plus profonds.

    De plus, leurs résultats suggèrent que les opérations chirurgicales pourraient constituer une voie d’exposition aux microplastiques jusque-là négligée, offrant potentiellement un accès direct à la circulation sanguine et aux tissus internes.

    Les microplastiques se concentrent dans notre cerveau

    Des chercheurs de l’Université du Nouveau-Mexique ont découvert des microplastiques dans le cerveau humain à des concentrations bien plus élevées que dans d’autres organes.
    L’étude, publiée dans Nature Medicine, révèle que les microplastiques sont plus concentrés dans le cerveau que dans le foie ou les reins. Les analyses montrent également une proportion importante de particules de très petite taille, à l’échelle nanométrique.

    Les chercheurs ont en effet observé que beaucoup de ces particules étaient plus petites que prévu, ce qui pourrait faciliter leur franchissement de certaines barrières biologiques, même si les mécanismes permettant leur arrivée et leur accumulation dans le cerveau restent à éclaircir.

    Une association notable a également été observée : les échantillons cérébraux provenant de personnes atteintes de démence contenaient davantage de particules plastiques que les autres. Les auteurs précisent cependant que cette observation ne permet pas de déterminer si les microplastiques participent à la maladie ou s’accumulent davantage du fait des modifications provoquées par celle-ci. Les concentrations mesurées étaient par ailleurs plus élevées dans les échantillons de 2024 que dans ceux de 2016.

    Malgré les incertitudes actuelles sur leurs effets biologiques chez l’être humain, plusieurs mécanismes potentiels sont étudiés, notamment les phénomènes inflammatoires, le stress oxydatif, les perturbations de la barrière hémato-encéphalique ou encore les atteintes cellulaires.

    Ces résultats renforcent donc la nécessité de poursuivre les recherches afin de déterminer les conséquences éventuelles de cette accumulation sur la santé neurologique.

    Ces interrogations ont été approfondies fin 2025 par une revue publiée dans Molecular and Cellular Biochemistry, consacrée au rôle potentiel des microplastiques dans les mécanismes associés à des maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.

    Les chercheurs recensent plusieurs mécanismes biologiques plausibles par lesquels ces particules pourraient favoriser l’inflammation et les dommages cérébraux : activation des cellules immunitaires du cerveau, stress oxydatif, altération de la barrière hémato-encéphalique, dysfonctionnement des mitochondries et atteintes neuronales. D’autres mécanismes, comme les perturbations de l’autophagie ou de l’axe intestin-cerveau, sont également étudiés.
    Ces phénomènes pourraient interagir avec certains processus caractéristiques d’Alzheimer, comme l’accumulation de bêta-amyloïde et de protéine tau, ou de Parkinson, comme l’agrégation d’α-synucléine et l’atteinte des neurones dopaminergiques.

    Les auteurs soulignent cependant que les preuves restent insuffisantes pour établir un lien causal chez l’humain. Une grande partie des données disponibles provient encore d’expériences in vitro et de modèles animaux. Ils appellent donc à développer des études humaines standardisées et de long terme afin d’évaluer le rôle réel de l’exposition aux microplastiques dans les maladies neurodégénératives.

    Les microplastiques altèrent la santé osseuse

    Des recherches publiées en septembre 2025 dans Osteoporosis International montrent que les microplastiques peuvent également perturber différents mécanismes impliqués dans la santé osseuse.

    Ainsi, des travaux expérimentaux indiquent qu’ils peuvent affecter la viabilité et la différenciation cellulaire, favoriser l’inflammation et accélérer le vieillissement de certaines cellules osseuses.
    Chez l’animal, ils peuvent également perturber la moelle, affaiblir la structure osseuse et freiner la croissance du squelette.

    Par conséquent, une équipe de l’Université de Campinas (Brésil) a lancé des travaux afin d’évaluer leur rôle potentiel dans les maladies ostéométaboliques et la fragilisation osseuse, un enjeu important dans un contexte de progression attendue des fractures liées à l’ostéoporose.

    Plastique : un secteur industriel en pleine croissance

    La production mondiale de plastique a atteint un niveau record de 450 millions de tonnes en 2022, selon les estimations de l’OCDE publiées fin 2023. Cela représente une augmentation de 40 % par rapport à 2010 et de 80 % par rapport à 2000. Elle pourrait dépasser le milliard de tonnes d’ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent.

    Sans surprise, « l’accélération actuelle de la production de plastique (…) exacerbera considérablement les expositions aux EDC – perturbateurs endocriniens – et la hausse des taux mondiaux de maladies endocriniennes », a déclaré Pamela Miller, coprésidente de l’IPEN, qui ajoute que « des politiques, visant à réduire et à éliminer les perturbateurs endocriniens du plastique, à réduire les expositions liées au recyclage du plastique, aux déchets plastiques et à leur incinération, sont impératives. Les perturbateurs endocriniens dans les plastiques sont un problème de santé, à l’échelle internationale, qui se fait ressentir de manière aiguë dans le sud de la planète, où les expéditions de déchets plastiques toxiques en provenance de pays plus riches inondent les communautés. »

    Plus d’une centaine de pays avaient déjà reconnu, lors de la 4e Conférence Internationale sur la Gestion des Produits Chimiques (CIGPC4), organisée en 2015 avec le soutien du Programme des Nations unies pour l’environnement, la nécessité d’agir concernant les perturbateurs endocriniens.

    Pour cela, il existe la Convention de Stockholm, un accord international visant à éliminer ou restreindre les polluants organiques persistants (POP), entré en vigueur en 2004. Plusieurs substances utilisées comme additifs dans les plastiques, notamment certains retardateurs de flamme, figurent parmi les produits chimiques concernés.

    « L’exposition aux produits chimiques perturbant le système endocrinien n’est pas seulement un problème mondial, mais elle constitue une menace sérieuse pour les générations futures », a déclaré la co-auteure Pauliina Damdimopoulou, du Karolinska Institutet à Stockholm, en Suède.

    Cependant, il reste encore beaucoup de travail pour mieux évaluer et réduire les expositions aux produits chimiques perturbateurs endocriniens. La réglementation varie fortement selon les pays et de nombreux composés doivent encore être testés pour déterminer leur activité endocrinienne et leurs conséquences potentielles sur la santé.

    Dans tous les cas, même si la production mondiale de plastique diminuait fortement, les microplastiques déjà présents persisteraient dans l’environnement pendant longtemps…

    Notes

    1. La barrière intestinale comprend l’épithélium (peau tapissant l’intestin) et le mucus, qui joue un rôle fondamental dans la fonction barrière de la muqueuse intestinale.



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