Actualité publiée le 31/07/26 16:58
Les cours du brut peinent à prolonger leur
détente de la veille après de nouvelles inquiétudes sur
le face-à-face entre Américains et Iraniens dans le
détroit d’Ormuz.
Selon l’agence iranienne Tasnim, les Gardiens de la Révolution
auraient frappé deux pétroliers qui tentaient de franchir le
détroit sous escorte aérienne de l’armée américaine.
Le doute reste toutefois permis sur la réalité de ces attaques,
qui n’ont pas été confirmées. Ces derniers jours, les
autorités iraniennes ont revendiqué des frappes contre
plusieurs cibles au Moyen-Orient qui n’ont pas pu être
corroborées de manière indépendante.
Vendredi vers 16h55,le contrat de septembre sur le baril de WTI
américain regagnait 2,3%, à 85,47 dollars. Le Brent
progressait de 1,9%, à 88,55 dollars le baril.
Le baril s’apprête à boucler un mois de juillet de forte
progression, marqué par la reprise des hostilités entre les
Etats-Unis et l’Iran et l’échec du protocole d’accord signé en
juin en vue d’une résolution du conflit.
« Toutes choses égales par ailleurs, le marché devrait
connaître une hausse bien plus marquée, notamment sur les prix
du diesel et de l’essence, alors que le manque de pétrole pèse
sur la production des raffineries », commente Scott Shelton de TP ICAP
dans une note. « La réalité est que la quantité de brut
disponible est retombée à un faible niveau au regard des
besoins », ajoute l’intermédiaire.
Jeudi, le baril s’était au contraire détendu, alors que le
Pakistan tentait de convaincre les deux parties à reprendre leurs
négociations pour permettre une désescalade militaire et une
reprise de la circulation dans le détroit d’Ormuz. Le WTI s’inscrit
en baisse de plus 5% depuis le début de la semaine, mais a bondi de
25% jusqu’à présent en juillet.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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