La Bourse de New York a clôturé en
net repli vendredi, dans un contexte d’inquiétudes
géopolitiques et alors que le mouvement de vente s’est
accentué dans le secteur technologique.
L’indice Dow Jones a cédé 0,8%, à 52.146,42 points, et le
S&P 500 a lâché 1%, à 7.457,69 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, s’est éloigné de
ses points bas de la séance mais a tout de même terminé
en baisse de 1,4%, à 25.520,24 points.
Netflix (-7,3%) a pesé sur la tendance malgré de bons
résultats pour la période d’avril à juin. Le géant
du streaming a prévenu jeudi soir qu’il s’attendait à un
ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires de sa plateforme
au troisième trimestre.
Le marché reste exposé à l’intensification du conflit au
Moyen-Orient. Le Commandement central américain a annoncé dans
la nuit de jeudi à vendredi avoir conduit des frappes contre l’Iran
pour la sixième journée consécutive, visant des dizaines
de cibles militaires, notamment des infrastructures logistiques et des
moyens navals.
Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a reflué de 0,9%, le S&P
500 a perdu 1,6% et le Nasdaq s’est enfoncé de 2,9%.
Les cours du pétrole poursuivent leur marche en avant en raison des
craintes pour l’approvisionnement dans une région qui concentre 20%
de la production mondiale de brut.
Le contrat d’août sur le brut léger américain (WTI) a de
nouveau progressé de 4,5% vendredi, à 82,49 dollars le baril,
et le brent a pris 4,6%, à 88,10 dollars. Le brut s’est envolé
de 16% sur l’ensemble de la semaine. Ce rebond pourrait à son tour
ranimer les craintes au sujet de l’inflation aux Etats-Unis et renforcer
les anticipations d’un maintien de taux élevés par la
Réserve fédérale (Fed).
Wall Street se trouve également sous pression après une
amplification du mouvement de vente dans le compartiment technologique
en Asie, notamment pour les semi-conducteurs. « Le Nasdaq reste sous
pression vendeuse, pénalisé principalement par des prises de
bénéfices » après les importantes progressions de ces
derniers mois, souligne dans une note l’analyste de XS.com, Antonio Di
Giacomo.
Les résultats records du premier fondeur de puces mondial TSMC,
publiés jeudi, n’ont procuré aucune dynamique alors que les
« investisseurs mettent désormais davantage l’accent sur les
perspectives que sur les résultats passés », tout en
s’inquiétant de la rentabilité des investissements dans
l’intelligence artificielle (IA). « La hausse des dépenses
d’investissement est censée répondre à la croissance
rapide de la demande pour l’IA, mais elle augmente en parallèle le
risque de déception si la demande devait s’atténuer »,
estime-t-il.
Du côté des indicateurs statistiques, la production
industrielle aux Etats-Unis a augmenté de 0,1% en juin, comme en
mai, a indiqué la Fed. Les économistes anticipaient une
croissance de 0,2% sur un mois. L’indice de confiance de
l’université du Michigan s’est par ailleurs redressé
début juillet, dans le sillage de l’accalmie sur les prix du
carburant.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, est resté proche de
l’équilibre, à 100,72 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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