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    Cerebras s’envole pour ses débuts à Wall Street et signe la la plus grande IPO d



    bourse Cac 40

    Le fabricant de processeurs Cerebras s’envole
    jeudi pour son introduction à la Bourse de New York, dans un
    contexte d’engouement marqué des investisseurs pour les
    fournisseurs d’infrastructures pour l’intelligence artificielle.

    Introduit à 185 dollars pièce, le titre a affiché une
    première cotation à 350 dollars, soit un bond de près de
    90%. L’action conservait son avance en début de soirée, avec
    un gain de 95%, à 359 dollars, ce qui valoriserait la
    société à près de 80 milliards de dollars.

    Au prix d’introduction, la société a levé au moins 5,6
    milliards de dollars et affichait une valorisation de quelque 56
    milliards de dollars. Le produit de l’opération en fait l’IPO la
    plus importante depuis le début de l’année aux Etats-Unis.

    La société californienne avait indiqué mercredi soir dans
    un communiqué qu’elle avait vendu 30 millions de titres, hors
    options de surallocation, à un prix unitaire de 185 dollars, par
    rapport à une fourchette de 150 à 160 dollars proposée
    lors du placement. Face à la forte demande des investisseurs,
    Cerebras avait déjà relevé sa fourchette de prix de 35
    dollars la semaine dernière.

    Le succès de l’introduction de Cerebras confirme que les
    investisseurs restent prêts à payer le prix pour participer
    à la construction des infrastructures de centres de données,
    véritables autoroutes de l’IA, face à l’explosion de la
    demande pour des outils tels que Gemini, Claude et ChatGPT.

    + Intégration complète +

    Cerebras développe des processeurs selon une architecture originale
    dite « wafer-scale », dans laquelle les unités de calcul, de
    mémoire et de communication entre elles sont regroupées sur
    une seule plaque de silicium. Cette approche se distingue de celle des
    grands fabricants traditionnels comme Nvidia, AMD ou Intel, qui
    conçoivent des processeurs sous forme de puces de taille plus
    limitée et constituées de plusieurs composants
    électroniques distincts.

    Le processeur de Cerebras est ainsi bien plus imposant que ceux de ses
    concurrents – 58 fois la taille du processeur d’IA de dernière
    génération de Nvidia -, mais cette intégration
    complète réduit les échanges de données entre
    composants, ce qui diminue la latence et la consommation
    énergétique.

    Ces caractéristiques deviennent cruciales alors que l’IA
    générative entre dans une phase d’utilisation massive.
    Après plusieurs années dominées par l’entraînement
    des modèles d’IA, l’inférence, c’est-à-dire
    l’exécution des demandes des utilisateurs en temps réel via
    leur outil, connaît une progression fulgurante avec plusieurs
    milliards de requêtes quotidiennes. Or dans l’inférence, la
    rapidité des transferts de données et l’efficacité
    énergétique deviennent déterminantes.

    Dans son document d’introduction en Bourse, Cerebras estime que le
    marché mondial de l’inférence a atteint 251 milliards de
    dollars en 2025 et pourrait progresser de 28% par an pour atteindre 672
    milliards de dollars en 2029. Selon la société, ce segment
    pourrait croître près de deux fois plus vite que celui des
    infrastructures dédiées à l’entraînement des
    modèles.

    Le conglomérat G42 et l’institut d’intelligence artificielle MBZUAI,
    soutenus financièrement par les Emirats arabes unis, ont
    représenté l’an dernier 86% du chiffre d’affaires de Cerebras.
    Le fabricant de puces a conclu en janvier un accord majeur avec OpenAI,
    qui lui a promis 20 milliards de dollars au cours des prochaines
    années en échange de capacités de calcul pour son outil
    ChatGPT, selon les documents de l’entreprise. Amazon, qui dispose de ses
    propres puces d’inférence Trainium, a également conclu en mars
    un partenariat avec Cerebras pour la fourniture de capacités de
    calcul aux centres de données de sa filiale d’informatique
    dématérialisée AWS, mais sans en divulguer les conditions
    financières.

    Agefi-Dow Jones The financial newswire


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