Les marchés actions européens ont
nettement progressé lundi, portés par les espoirs d’un accord
américano-iranien qui ont pesé sur le pétrole et les taux
longs.
L’indice Stoxx Europe 600 s’est adjugé 1%, à 631,63 points, se
rapprochant ainsi de son plus haut historique de 636,16 points
touché le 27 février avant le début de la guerre. A Paris,
le CAC 40 et le SBF 120 ont progressé de 1,8% et 1,7%
respectivement. A Francfort, le DAX 40 a gagné 2%. La Bourse de
Londres et les marchés américains étaient fermés
lundi à l’occasion respectivement du Spring Bank Holiday et du
Memorial Day.
L’Iran a indiqué samedi qu’il était en phase de finalisation
d’un protocole d’accord. Le président américain a
également confirmé des avancées mais a indiqué
dimanche dans un message sur son réseau Truth Social qu’il ne
comptait pas se précipiter. « Les négociations se
déroulent de manière ordonnée et constructive, et j’ai
demandé à mes représentants de ne pas se précipiter
pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur. Le blocus
restera pleinement en vigueur jusqu’à ce qu’un accord soit conclu,
certifié et signé », a commenté Donald Trump.
« L’accord avec l’Iran sera soit un accord formidable et significatif,
soit il n’y aura pas d’accord. Ce sera l’exact opposé du
désastre du JCPOA [accord de 2015 sur le nucléaire iranien,
ndlr] négocié par la calamiteuse administration Obama, qui
était une voie directe et ouverte vers une arme nucléaire pour
l’Iran. Non, je ne conclus pas ce genre d’accords! », a ajouté lundi
Donald Trump sur Truth Social.
« Cet accord présente de graves lacunes. Il risque d’entraîner
des coûts stratégiques considérables en cas de future
confrontation avec l’Iran. Mais compte tenu des options dont disposait
réellement le président Trump, c’était sans doute le
moindre mal », explique sur X Dennis Citrinowicz, chercheur
spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études sur la
sécurité nationale (INSS). « Un blocus naval n’aurait pas
contraint l’Iran à capituler. Reprendre la guerre aurait causé
des dommages économiques colossaux, sans aucune garantie que l’Iran
se rendrait. En fin de compte, Trump a été contraint
d’accepter les conditions de l’Iran, car les alternatives étaient
encore pires. »
L’accalmie des tensions géopolitiques entraîne un net repli
des cours du pétrole, avec un baril de brent s’installant sous les
100 dollars. Vers 18h00, le contrat de juillet sur le Brent de mer du
Nord perdait 5,6%, à 94,65 dollars le baril après être
tombé en séance à 94,11 dollars.
Les taux longs reculent dans le sillage des cours de l’or noir. Le
rendement du Bund allemand à dix ans reculait de 10 points de base
(0,1 point de pourcentage), à 2,95% tandis que celui de l’OAT
française à dix ans cédait 9 points de base, à
3,57%.
Le net repli des cours du pétrole a bénéficié aux
valeurs du transport aérien telles qu’Air France-KLM (+6,2% à
Paris) et Lufthansa (+3,6% à Francfort), alors que les titres des
pétroliers, dont TotalEnergies (-1,25%), ont reculé. Le
secteur du tourisme, dont Accor (+3,1%), a aussi été
recherché.
Sur le marché des changes, l’euro gagnait 0,3% face au billet vert,
à 1,1643 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-ABIVAX (+8,7%): la société de biotechnologie a fait part
vendredi soir d’une perte au premier trimestre de cette année en
raison d’une hausse de ses coûts de recherche et de
développement mais a indiqué qu’elle conservait une
trésorerie abondante pour se financer jusqu’à la fin de 2027.
-NANOBIOTIX (+0,5%): la société de biotechnologie a
annoncé vendredi soir que les banques de son offre globale
précédemment annoncée avaient intégralement
exercé leur option de surallocation, portant le produit total de
son augmentation de capital à 100 millions de dollars, soit environ
86,1 millions d’euros. Sans l’exercice intégral de l’option de
surallocation par les banques, le produit brut total de l’offre de
Nanobiotix se serait élevé à environ 98,6 millions de
dollars, soit 85 millions d’euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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