(Agefi-Dow Jones)–La Bourse de New York a clôturé
majoritairement dans le rouge vendredi après l’annonce de la plus
forte inflation depuis deux ans aux Etats-Unis. Les investisseurs se
sont également montrés prudents avant la reprise des
négociations entre les Etats-Unis et l’Iran pour tenter de conclure
un accord de paix.
L’indice Dow Jones a perdu 0,6%, à 47.916,571 points, et le S&P 500
a cédé 0,1%, à 6.816,89 points. Le Nasdaq Composite,
riche en valeurs technologiques, a toutefois fini en hausse de 0,4%,
à 22.902,89 points.
La Bourse de New York avait poursuivi son rebond jeudi, la volonté
d’Israël d’engager « dès que possible » des négociations
avec le Liban ayant quelque peu atténué les doutes sur la
solidité de la trêve au Moyen-Orient. Sur l’ensemble de la
semaine, le Dow Jones a gagné 3%, porté par l’annonce d’un
cessez-le-feu de 15 jours avec l’Iran. Le S&P 500 a inscrit un gain
hebdomadaire de 3,6%, tandis que le Nasdaq a bondi de 4,7%.
Le marché pétrolier reste toutefois préoccupé par
les incertitudes sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Le WTI
a perdu 1,3% vendredi, à 96,57 dollars le baril, soit une baisse de
13% sur la semaine grâce à la chute de 16% de mercredi. Le
Brent a reculé de 0,8% à 95,20 dollars, enregistrant une
baisse hebdomadaire de 13%.
Le niveau élevé des cours du pétrole et du gaz depuis le
début de la guerre a fait resurgir les craintes d’inflation aux
Etats-Unis et repoussé la perspective d’une baisse des taux rapide
de la Réserve fédérale (Fed).
Selon les données publiées vendredi, les prix à la
consommation ont grimpé en flèche en mars aux Etats-Unis,
tirés par la flambée des prix de l’essence. L’indice des prix
à la consommation (CPI) s’inscrit en hausse de 3,3% sur un an, au
lieu de 2,4% à fin février.
Ce chiffre est toutefois conforme à la hausse de 3,3% attendue par
les économistes interrogés par le Wall Street Journal. Hors
alimentation et énergie, les prix ont par ailleurs augmenté de
2,6% sur 12 mois, soit légèrement moins que prévu.
« Cette publication devrait cependant avoir un impact limité en
matière de politique monétaire, dans la mesure où [la
Fed] devrait « faire abstraction » de la hausse probablement temporaire de
l’inflation globale, en se concentrant plutôt sur le risque
d’effets de second tour, qui semble pour l’instant limité », a
souligné dans une note l’analyste de Pepperstone, Michael Brown.
La chute de la confiance des ménages américains à son
plus bas niveau en plus d’un demi-siècle a également pesé
sur la tendance vendredi. L’université du Michigan a indiqué
vendredi que son indice de confiance avait reculé à 47,6
points début avril, contre 53,3 fin mars. Il s’agit du plus faible
niveau de l’indice en 50 ans. Le précédent plus bas avait
été enregistré en 2022 au tout début de l’invasion
de l’Ukraine par la Russie.
Sur le front des valeurs, les regards restent tournés vers le
secteur des logiciels qui a connu une nouvelle déconvenue jeudi
à Wall Street alors que l’arrivée du nouvel outil
d’intelligence artificielle d’Anthropic, Claude Mythos, et ses
performances accrues inquiètent au plus haut niveau.
L’agence Bloomberg a notamment rapporté vendredi que Le
secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le
président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell
avaient convoqué des responsables d’institutions financières
de Wall Street à une réunion d’urgence, craignant que le
dernier modèle d’intelligence artificielle d’Anthropic n’augmente
les risques pour la cybersécurité.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, cède 0,2%, à
98,68 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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