Les Bourses européennes se sont
repliées vendredi, les solides chiffres de l’emploi américain
entraînant une nette hausse des taux aux Etats-Unis et les valeurs
liées à l’intelligence artificielle subissant toujours
l’influence négative des perspectives de Broadcom.
L’indice Stoxx Europe 600 a cédé 0,3%, à 622,66 points,
portant ses pertes sur la semaine à 0,5%. A Paris, le CAC 40 et le
SBF 120 ont perdu 0,3% et 0,35%, respectivement. Le DAX 40 a reculé
de 0,75% à Francfort tandis que le FTSE 100 a grappillé 0,1%
à Londres.
A l’approche de la mi-séance, les principaux indices sont aussi
dans le rouge à Wall Street. Le Dow Jones se replie de 0,6% tandis
que le S&P 500 et le Nasdaq Composite reculent de respectivement 1,4% et
2,4%.
L’économie américaine a créé davantage d’emplois que
prévu en mai et les chiffres des deux mois précédents ont
été révisés en hausse. Le département
américain du Travail a fait part vendredi de la création de
172.000 postes nets dans le pays le mois dernier, soit plus que les
80.000 auxquels s’attendaient les économistes interrogés par
le Wall Street Journal.
En données révisées, 179.000 emplois nets ont
été créés en avril, après 214.000 en mars, a
également indiqué le ministère. Ainsi, le nombre total
d’emplois créés au cours de ces deux mois est supérieur
de 93.000 aux précédentes estimations.
Le taux de chômage, issu d’une enquête séparée
auprès des ménages, s’est établi à 4,3% en mai,
comme en avril et en ligne avec les attentes.
Ces données confortent les anticipations d’un relèvement des
taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed)
cette année dans un contexte d’inflation toujours élevée
aux Etats-Unis. Les marchés attribuent une probabilité de
43,3% à une hausse des taux de 25 points de base en décembre
et de 28,7% à un statu quo, selon l’outil FedWatch du CME.
« Si Kevin Warsh [le président de la Fed, ndlr] espérait
engager une baisse des taux à son arrivée, cette perspective
semble désormais exclue. Au-delà des divergences internes
à la Fed, la vigueur actuelle du marché du travail ne justifie
tout simplement pas un assouplissement monétaire », a réagi
Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN Amro
Investment Solutions. Il ne pense « toutefois pas que ces chiffres
conduiront la Fed à relever ses taux. »
En attendant, ces données ont provoqué une importante hausse
des taux aux Etats-Unis. Vers 17h50, le rendement du titre du
Trésor américain à 10 ans gagnait 6 points de base (0,06
point de pourcentage), à 4,54%
Les investisseurs continuent par ailleurs de surveiller les tensions au
Moyen-Orient. Le cessez-le-feu au Liban, annoncé dans la nuit de
mercredi à jeudi, a volé en éclats quelques heures
après sa conclusion, des échanges de tirs ayant repris entre
forces israéliennes et Hezbollah. Les combats se poursuivent
vendredi. Le conflit Israël-Hezbollah complique les pourparlers de
paix américano-iraniens, Téhéran y voyant une violation
du cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran.
Pour autant, les cours du pétrole continuent de reculer. Vers
17h50, le contrat d’août sur le brent de mer du Nord reculait de
1,7%, à 93,38 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l’euro perd 0,67% face au billet vert,
à 1,1535 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
–Airbus (+1,1%): le groupe européen d’aéronautique et de
défense a annoncé vendredi avoir livré 81 avions à
45 clients en mai, tout en ayant reçu 379 commandes brutes le mois
dernier. Au cours des cinq premiers mois de l’année, Airbus a
livré un total de 262 avions à 68 clients. Le groupe
piloté par Guillaume Faury s’est fixé l’objectif de livrer
quelque 870 avions commerciaux en 2026, après 793 unités l’an
dernier.
–Stmicroelectronics (-5,85%) – SOITEC (-6,3%) – SCHNEIDER (-4,5%): les
sociétés de semi-conducteurs et celles exposées au
thème de l’IA ont continué de souffrir des perspectives
décevantes présentées mercredi soir par le groupe
américain Broadcom.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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