TotalEnergies continue d’afficher un profil très solide en cette fin de troisième trimestre 2026. Au premier semestre, le groupe a publié un EBITDA ajusté de 25,7 milliards de dollars, un résultat net ajusté part du groupe de 11,4 milliards et un BPA ajusté dilué de 4,41 euros, en hausse de 41 % sur un an. Le groupe a par ailleurs ramené son gearing à 13 %, porté son dividende trimestriel à 0,90 euro par action et racheté 26 millions de titres pour 2,2 milliards de dollars, ce qui confirme une génération de cash toujours impressionnante. Le cash-flow net du semestre a bondi à 10,5 milliards de dollars.
L’actualité récente reste globalement favorable au dossier. TotalEnergies bénéficie d’un environnement de prix encore porteur : dans son rapport semestriel, le groupe indiquait qu’en début de troisième trimestre, le pétrole évoluait au-dessus de 80 dollars, avec des marges de raffinage historiquement élevées et des prix du gaz européen soutenus par les tensions au Moyen-Orient et le niveau encore faible des stocks en Europe. Le management anticipe d’ailleurs un prix moyen de vente du LNG supérieur à 11,5 $/Mbtu au troisième trimestre.
Sur le plan opérationnel, la photo est un peu plus contrastée. La production d’hydrocarbures a reculé de 2 % au premier semestre, à 2,474 Mbep/j, pénalisée par le conflit au Moyen-Orient. Mais hors cet effet, elle aurait progressé de plus de 4 %, grâce notamment aux montées en puissance au Brésil, aux États-Unis, au Danemark et en Angola. En parallèle, la branche électricité continue de monter en régime, avec une production nette de 26,4 TWh (+16 %) et une capacité renouvelable installée de 37,4 GW (+24 %).
Sur le plan technique, le titre teste une résistance importante vers 81,34 euros puisque c’est tout simplement le record absolu de valorisation. Tant que la tendance haussière oblique initiée début juillet est préservée, le scénario d’une sortie haussière reste crédible, avec un possible débordement vers de nouveaux sommets. En revanche, un échec répété sous 81,34 euros pourrait provoquer une consolidation vers 78,80 euros, puis 75 euros. Le RSI, proche de 57, reste constructif sans signal d’excès. À ce niveau de cours, la valorisation nous paraît toujours raisonnable : en extrapolant prudemment le BPA ajusté semestriel, le titre se paie sur un multiple modéré pour une major intégrée, avec en plus un rendement élevé et un bilan plus solide que nombre de concurrents européens.
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