La Bourse de New York a clôturé
majoritairement dans le vert vendredi, une nouvelle poussée des
valeurs technologiques propulsant le S&P 500 et le Nasdaq à de
nouveaux records historiques.
Wall Street s’est reprise après son repli de la veille, à la
faveur des résultats très bien accueillis d’Intel. Les
investisseurs restent toutefois partagés entre les craintes de
nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient et l’espoir d’une reprise
des négociations de paix.
L’indice Dow Jones a cédé 0,2%, à 49.230,71 points, mais
le S&P 500 a progressé de 0,8%, à 7.165,08 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, a avancé de 1,6, à
24.836,60 points, alors qu’Intel s’est envolé de 24%. Sur
l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a cédé 0,4%, le S&P 500
a progressé de 0,6% et le Nasdaq a pris 1,5%.
Les médias officiels iraniens ont rapporté que le ministre des
Affaires étrangères, Abbas Araqchi, se rendrait au Pakistan
dans la soirée. Les discussions prévues pourraient toutefois
se limiter à des échanges bilatéraux avec les
autorités pakistanaises, sans que l’on sache à ce stade si
elles permettront de renouer le dialogue avec les Etats-Unis.
Alors que le détroit d’Ormuz reste fermé, le prix du baril de
pétrole se tasse quelque peu après sa progression de la
veille. Après quatre séances de hausse consécutives de
hausse, le contrat à terme sur le brut léger américain
(WTI) a clôturé en baisse de 1,5% à 94,40 dollars le
baril, mais a bondi de 14% cette semaine. Le brent a progressé de
0,2% à 105,33 dollars et affiche une hausse de 17% sur une semaine.
Le président américain Donald Trump a affirmé, jeudi soir,
à des journalistes dans le bureau ovale qu’il n’était pas
pressé de mettre fin à la guerre en Iran, tout en
annonçant qu’Israël et le Liban s’étaient mis d’accord
sur une prolongation de trois semaines de leur cessez-le-feu. Plus
préoccupant pour les opérateurs, le locataire de la
Maison-Blanche, a ensuite indiqué que les Américains devraient
payer leur essence plus cher pendant « un petit moment », mais qu’en
contrepartie, ils obtiendraient un Iran sans arme nucléaire.
Même si les indices américains se miantiennent à des
niveaux records, « l’évolution récente des cours semble
indiquer que le marché est entré dans une phase de
consolidation » dans laquelle « les facteurs favorables, tels que les bons
résultats des entreprises, et les risques macroéconomiques
sont de plus en plus étroitement liés », a souligné dans
une note Linh Tran, analyste chez XS.com.
Les niveaux élevés des cours du pétrole font notamment
craindre une accélération de l’inflation aux Etats-Unis
susceptible de dissuader la Réserve fédérale (Fed), qui
tient sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine,
de baisser rapidement ses taux pour soutenir l’économie. Sur le
marché obligataire, le taux du bon du Trésor à 10 ans
montait de 0,02 point de pourcentage, vendredi matin, à 4,34%
« Le scénario de taux plus élevé plus longtemps semble se
confirmer, les taux d’intérêt restant élevés et les
rendements des bons du Trésor américain à 10 ans se
maintenant dans une fourchette haute, autour de 4,3% à 4,4% »,
souligne Linh Tran. « Cela augmente directement le coût du capital
et pourrait peser sur les valorisations boursières, d’autant plus
que le ratio cours/bénéfice du S&P 500 reste relativement
élevé par rapport aux moyennes historiques ».
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,2%,
à 98,53 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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