Actualité publiée le 25/03/26 22:13
(Agefi-Dow Jones)–Meta Platforms et la filiale d’Alphabet YouTube
ont essuyé un important revers judiciaire mercredi, dans le cadre
d’un procès mettant en cause la nocivité de leurs applications
pour les enfants et les adolescents, a rapporté le Wall Street
Journal.
Le jury d’un tribunal californien a considéré que le
propriétaire d’Instagram et la plateforme vidéo s’étaient
montrés négligents et n’avaient pas suffisamment averti le
public des dangers présentés par leurs applications, notamment
en termes d’addiction.
Les deux groupes ont été condamnés à verser 3
millions de dollars à la plaignante âgée de 20 ans, Kaley
G.M, qui accusait les réseaux sociaux d’avoir contribué à
ses problèmes de santé mentale comme l’anxiété, la
dépression et une préoccupation excessive pour son apparence.
Meta et YouTube prévoient de faire appel de ce jugement, a
indiqué le Wall Street Journal en citant des porte-parole du
groupe.
C’est la deuxième fois cette semaine qu’un tribunal américain
tient les plateformes numériques responsables des troubles
constatés chez leurs utilisateurs. Plus de 3.000 plaintes
similaires ont été déposées en Californie contre
Meta, YouTube, Snapchat et TikTok.
Mardi, un tribunal du Nouveau Mexique a condamné Meta à une
amende de 375 millions de dollars pour avoir échoué à
protéger les mineurs contre les nombreux risques posés par
leur activité en ligne, tels que l’accès à des contenus
pornographique, la prostitution et le trafic d’êtres humains.
L’action Meta a clôturé en hausse de 0,3% après cette
décision et Alphabet a gagné 0,1% dans un marché soutenu
par l’espoir d’une désescalade dans le conflit avec l’Iran.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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