L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a
maintenu vendredi la note souveraine de la France à « A+ », a
annoncé le gouvernement français.
Dans un communiqué le ministre de l’Économie, des Finances et
de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique, Roland Lescure a dit prendre « acte de la décision
de l’agence S&P », ajoutant que le gouvernement « reste pleinement
mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit public
et de la dette, afin de garantir dans la durée la solidité
financière et la compétitivité de l’économie
française ».
L’agence, qui n’a pas diffusé de communiqué officiel, a
assorti la nouvelle note de la France d’une perspective « stable », selon
le ministère, ce qui réduit les risques de dégradation de
la note du pays à court terme.
Lors de son dernier exercice, le 28 novembre 2025, S&P avait laissé
la notation de la France à A+. Mais elle l’avait dégradée
d’un cran un mois auparavant, le 17 octobre, en avance sur son
calendrier, fait plutôt rare, alors que la situation politique
était très instable, avec une assemblée nationale sans
majorité et un gouvernement éprouvant les plus grandes
difficultés à faire adopter un budget.
De même, Fitch avait réduit la note française en
septembre 2025, toujours à cause des finances publiques
dégradées. Mais, le 10 avril dernier, Moody’s a maintenu son
évaluation à Aa3 avec perspective négative, un cran
au-dessus de Fitch et S&P.
La confirmation de la note de crédit par S&P était attendue
malgré les conséquences de la crise au Moyen-Orient, qui a
renchéri le prix des hydrocarbures et d’autres matières
premières et fait peser des risques sur la croissance
économique. La France maîtrise son déficit public à
5% du produit intérieur brut (PIB) depuis le début
d’année mais le déclenchement de cette guerre fragilise la
trajectoire, car la crise provoque une réduction de la croissance,
une baisse de la consommation et des recettes publiques. Sans oublier
les mesures de soutien que le gouvernement a déjà prises ou
pourrait prendre, évaluées pour l’heure à 1,1 ou 1,2
milliard d’euros.
Selon des chiffres révisés publiés vendredi par l’INSEE,
le PIB s’est contracté de 0,1% au premier trimestre en France,
contre une croissance nulle initialement estimée. Le trimestre a
notamment été marqué par une baisse de la consommation
des ménages mais également des exportations, alimentant une
contribution négative du commerce extérieure.
La dette publique française a atteint près de 116% du PIB
à la fin de l’année dernière et reste l’une des plus
élevées parmi les 27 pays de l’Union européenne,
dépassée seulement par l’Italie et la Grèce.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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