Actualité publiée le 21/07/26 10:58
Les rendements obligataires sont pratiquement
inchangés mardi matin dans la zone euro, alors que les cours du
pétrole reculent, à quelques jours des annonces de politique
monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
Vers 10h45, le rendement du Bund allemand à dix ans était
proche de l’équilibre, à 3,59%, de même que celui de
l’OAT française, à 3,95%. En revanche, le rendement du 10 ans
italien perdait près de 1 point de base (0,01 point de pourcentage),
à 3,96%.
Malgré la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et
l’Iran, les tractations diplomatiques continuent, selon le porte-parole
de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, cité par
Franceinfo. Le ministre de l’Intérieur iranien, Eskandar Momeni,
est arrivé lundi pour une visite de deux jours au Pakistan, l’un
des médiateurs avec le Qatar et Oman, a ajouté Franceinfo.
Parallèlement, des médiateurs s’attachaient lundi à
inciter les Etats-Unis et l’Iran à accepter un nouveau
cessez-le-feu. Selon des médiateurs cités par le Wall Street
Journal, le Qatar a avancé l’idée d’un cessez-le-feu de dix
jours et d’une levée des restrictions sur la navigation dans le
détroit d’Ormuz pour apaiser les tensions.
Ces développements entrainent un repli des cours du pétrole.
Vers 10h50, le contrat de septembre sur le brent de mer du Nord
coté à Londres perdait 0,8%, à 88,49 dollars le baril.
C’est dans ce contexte géopolitique tendu que la Banque centrale
européenne (BCE) doit rendre sa décision de politique
monétaire jeudi. Un statu quo est largement anticipé par le
marché. « Le regain de tensions au Moyen-Orient et la récente
hausse des prix de l’énergie devraient conduire les responsables de
la politique monétaire [de la BCE] à conserver un discours
prudent », selon Josefina Rodriguez, économiste et stratégiste
chez Vanguard. Cette dernière s’attend à ce que le « conseil
des gouverneurs réaffirme son approche fondée sur les
données, avec des décisions prises réunion après
réunion, tout en laissant la porte ouverte à un nouveau
resserrement de la politique monétaire plus tard dans
l’année ».
La reprise des hostilités dans le détroit d’Ormuz « laisse
présager, d’après le marché, deux hausses
supplémentaires de 25 points de base » d’ici à la fin de
l’année, signale pour sa part Romain Aumond, stratégiste chez
Natixis Investment Solutions.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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