Les hydrogels sont utilisés dans les pansements, les électrodes médicales et certains capteurs portés sur la peau. Leur forte teneur en eau les rend souples, mais limite généralement le passage de l’air. Une équipe internationale présente un nouveau matériau qui conserve son humidité tout en laissant mieux circuler les gaz.
Ce nouveau matériau contient un réseau tridimensionnel de canaux remplis d’air. Ils restent ouverts même lorsque l’hydrogel est manipulé ou comprimé.

Pansement actuel en hydrogel pour les soins humides des plaies
Image Wikimedia
L’hydrogel expérimental contient environ 70 % d’eau. Sa perméabilité à l’oxygène atteint 185 barrers, une unité utilisée pour mesurer le passage d’un gaz dans un matériau. Cette valeur est environ dix fois supérieure à celle d’un hydrogel comparable dépourvu de réseau aérien.
Les chercheurs ont comparé des patchs fabriqués avec ce matériau à des patchs commerciaux en silicone pendant un exercice de 20 minutes. Sous le silicone, la température de la peau a augmenté de 6,5 °C. Sous l’hydrogel respirant, elle a diminué d’environ 1 °C.
Les images et observations réalisées après l’exercice montrent aussi une accumulation importante de transpiration sous le silicone. La peau couverte par le nouvel hydrogel restait plus proche d’une zone laissée à l’air libre. Le réseau de canaux facilite simultanément les échanges gazeux, l’évacuation de vapeur et la dissipation thermique.
Cette propriété pourrait améliorer le confort des dispositifs devant rester plusieurs heures sur la peau. Elle intéresse notamment les capteurs médicaux, les électrodes, les pansements et certaines interfaces destinées aux tissus vivants. Une meilleure ventilation peut aussi réduire les irritations et les perturbations de mesure liées à la transpiration.
L’équipe étudie désormais l’intégration de ce réseau aérien dans différents hydrogels fonctionnels.
