Tombé à 53,50 euros début octobre, soit près de 16 % sous son pic estival de 63,50 euros, le titre Arkema a effacé en quelques semaines tout le bond qui avait salué, le 30 juillet, des comptes semestriels bien meilleurs que prévu.
Au deuxième trimestre, le chimiste a dégagé un EBITDA de 391 millions d’euros, en hausse de 7,4 %, avec une marge portée à 16,1 %, grâce à des hausses de prix de 5,1 % qui ont largement compensé le recul de 1,8 % des volumes. Le groupe a confirmé viser un EBITDA annuel en légère progression par rapport aux 1,25 milliard d’euros de 2025. Ce message n’a pourtant pas fait oublier un levier remonté à 2,9 fois l’EBITDA, ni un flux de trésorerie libre encore négatif sur le semestre.
Le marché s’inquiète davantage de l’environnement européen, car le conflit au Moyen-Orient pousse l’inflation de la zone euro à 3,8 % et a conduit la BCE à relever son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre, au moment où la demande industrielle reste atone en France et en Allemagne. Dans ce contexte, Bernstein et Morgan Stanley ont abaissé leurs objectifs à 65 et 60 euros en octobre, alors qu’Evonik avait relevé ses prévisions annuelles pendant l’été.
Sur le graphique, le titre évolue depuis début août dans un canal baissier dont il teste la borne haute, vers 56,50-57 euros euros, après avoir rebondi sur le support des 53,40 euros qui avait déjà tenu en juillet. Le cours repasse au-dessus d’une MM20 qui reste orientée à la baisse. La situation technique connait donc une amélioration sensible et nous ne sommes pas à l’abri d’un changement de tendance.
Avec une VE/EBITDA d’environ 5,3 fois, un rendement proche de 6,4 % et 13,7 fois les bénéfices attendus pour 2027, la valorisation paraît modeste. Il reste néanmoins plus prudent d’attendre une sortie du canal au-dessus de 57 euros, idéalement confirmée lors des résultats du 5 novembre.
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