Le S&P 500 et le Nasdaq ont signé de
nouveaux records historiques vendredi, soutenus par des chiffres
meilleurs que prévu de l’emploi américain. Une nouvelle
accélération des valeurs technologiques a permis à Wall
Street de surmonter les incertitudes sur la tournure du du conflit au
Moyen-Orient.
L’indice Dow Jones est resté proche de l’équilibre (+0,02%),
à 49.609,16 points, mais le S&P 500 a avancé de 0,8%, à
7.398,93 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques,
s’est adjugé 1,7%, à 26.247,08 points.
Après avoir profité d’une série de bons résultats
d’entreprises cette semaine, le segment technologique a été
porté par l’accord préliminaire de production de puces conclu
entre Intel (+14%) et Apple (+2%). La tendance n’a pas été
freinée par l’annonce d’une nouvelle dégradation de la
confiance des ménages américains début mai, selon
l’indice de l’université du Michigan.
Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a progressé de 3,5%, le
S&P 500 de 2,3% et le Nasdaq Composite de 4,5%.
Les Etats-Unis ont créé davantage d’emplois que prévu en
avril et le taux de chômage est resté stable à 4,3%,
selon les chiffres publiés vendredi par le département
américain du Travail. Le ministère a indiqué avoir
enregistré 115.000 créations d’emploi, nettes des destructions,
le mois dernier, contre 185.000 en mars, en données
révisées.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal
s’attendaient à la création de 55.000 postes nets en avril.
Après les espoirs de paix au Moyen-Orient observés cette
semaine et la vague d’optimisme autour de l’essor de l’intelligence
artificielle, les marchés sont restés sereins malgré de
nouveaux échanges de tirs entre les États-Unis et l’Iran dans
le détroit d’Ormuz jeudi soir.
Selon Washington, Téhéran a lancé des attaques contre des
navires de guerre américains dans le détroit, poussant
l’armée américaine à riposter par des frappes sur des
sites militaires iraniens, jetant ainsi le doute sur les
négociations de paix.
Donald Trump s’est également montré vindicatif à la suite
de ces attaques, déclarant dans un message publié sur les
réseaux sociaux: « Tout comme nous les avons mis KO aujourd’hui
encore, nous les mettrons KO encore plus fort et bien plus violemment
à l’avenir s’ils ne signent pas leur accord, et VITE ! », qualifiant
également les dirigeants iraniens de « FOUS ».
Ce regain de tensions a contribué à enrayer la chute des cours
du pétrole, qui sont repartis à la hausse vendredi. Le brent a
clôturé en hausse de 1,2% à 101,29 dollars le baril, mais
affiche une baisse de 6,4% sur la semaine. Le WTI a progressé de
0,6% à 95,42 dollars, accusant une perte hebdomadaire de 6,4%.
Sur le marché obligataire, le taux du bon du Trésor
américain à 10 ans s’est détendu de 3 points de base
(0,03 point de pourcentage), à 4,37%
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,2%,
à 97,88 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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