La Bourse de New York a débuté en
repli lundi, pénalisée par la remontée des cours du
pétrole après de nouveaux échanges de tirs entre les
Etats-Unis et l’Iran au Moyen-Orient.
En début de séance, l’indice Dow Jones perdait 0,6%, à
53.255 points, tandis que le S&P 500 perdait 0,4%, à 7.682 points.
Pour sa part, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, reculait de
0,3%, à 26.332 points.
Les forces américaines ont visé dimanche deux lanceurs de
missiles iraniens sur l’île de Larak. Téhéran a
riposté en ciblant des sites militaires américains en Jordanie
et aux Emirats arabes unis. Le contrat d’octobre sur le brut léger
américain (WTI) prenait 2,5%, à 85,50 dollars, en début
de séance à New York à la suite de ces frappes.
« La hausse des cours du pétrole [lundi] est la conséquence de
la reprise des affrontements au Moyen-Orient, même si ces attaques
tendent à rester sporadiques et que leurs effets sur les prix
restent généralement limités », a souligné dans une
note l’analyste de XS.com, Samer Hasn. « Les Etats-Unis semblent chercher
à maintenir un équilibre: permettre au pétrole de
continuer à transiter par le détroit aussi rapidement que
possible tout en protégeant les pétroliers, sans se laisser
entraîner, à très court terme, dans une escalade de
grande ampleur », selon lui.
Ce rebond des cours de l’énergie alimente cependant les craintes du
maintien d’une inflation des prix à la consommation toujours
élevée aux Etats-Unis. « Le moment pourrait difficilement
être pire pour les marchés », commente Stephen Innes,
associé gérant chez SPI Asset Management. « Le pétrole n’a
pas besoin de revenir à des niveaux de crise pour avoir un impact.
Il lui suffit de rester suffisamment cher pour empêcher l’inflation
de se comporter aussi sagement que la Réserve fédérale
(Fed) le souhaiterait », ajoute-t-il.
Les commentaires du président de la Fed vendredi ont renforcé
les anticipations d’une hausse des taux. « Les marchés tablent
désormais sur une probabilité de 60% d’une hausse des taux en
septembre, contre 40% auparavant. Ils envisagent également la
possibilité d’une nouvelle hausse ultérieure », souligne Bas
Kooijman, le directeur général de DHF Capital.
Sur le marché obligataire, le taux de l’obligation du Trésor
américain à 10 ans montait de 0,03 point de pourcentage,
à 4,76%,retrouvant son plus haut niveau depuis début 2025.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, cédait 0,1%, à
99,56 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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