La Bourse de New York a clôturé en
net repli vendredi après de nouvelles turbulences dans le secteur
technologique. Le marché a également pâti de la
flambée des cours du pétrole dans un contexte
géopolitique tendu au Moyen-Orient et en Russie.
L’indice Dow Jones a reculé de 0,3%, à 52.001,41 points, et le
S&P 500 a fini en baisse de 1,1%, à 7.659,44 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, a chuté de 2,1%, à
26.140,03 points.
La semaine a été marquée par les inquiétudes au
sujet de l’endettement du secteur de l’intelligence artificielle (IA)
dans un contexte de taux élevés. L’indice phare des valeurs
technologiques enregistre une baisse hebdomadaire de 4,5%, alors que les
préoccupations sont montées d’un cran au sujet du financement
et de la rentabilité des fournisseurs d’infrastructures pour l’IA,
tels que les fabricants de puces.
De son côté, le S&P 500 a perdu 2% cette semaine, tandis que
le Dow Jones s’est adjugé 0,7%.
Après son rebond de la veille, l’action CoreWeave a de nouveau
chuté de 12% vendredi. Malgré les déclarations jeudi du
patron de Nvidia, Jensen Huang, sur la solidité financière de
son partenaire, les investisseurs restent préoccupés par la
capacité de la société d’informatique
dématérialisée (cloud) à financer ses gigantesques
investissements dans les centres de données alors que le coût
de sa dette obligataire explose.
Ces craintes autour de l’IA ont provoqué cette semaine une fuite
vers la qualité sur les marchés, malgré l’annonce d’une
accélération de l’inflation aux Etats-Unis en septembre,
susceptible d’éroder les rendements. « Les doutes quant à la
capacité des investissements liés à l’intelligence
artificielle à générer des rendements suffisamment
rapidement pour assurer le service d’une dette croissante ont
stimulé la demande d’obligations d’Etat », ce qui a pesé sur
les taux du marché et sur le dollar, souligne dans une note le
stratégiste d’Exness Christophe Tahir.
Le taux de l’obligation du Trésor américain à dix ans
gagné 1 point de base, à 5,08%, tandis que celui de l’emprunt
à 2 ans a cédé 2 points de base, à 4,72%.
Cette semaine, la probabilité d’un statu quo sur les taux de la
part de la Réserve fédérale (Fed) lors de sa prochaine
réunion à la fin octobre a encore augmenté, à plus
de 85%, selon l’outil FedWatch du CME. Lors d’un forum à Bangkok,
en Thaïlande, vendredi, le président de la Fed, Kevin Warsh,
ne s’est pas prononcé sur le sujet. « Je ne crois pas qu’il faille
dévoiler dès maintenant ce que je pourrais décider lors
des réunions qui auront lieu d’ici à la fin de l’année »,
a-t-il déclaré.
« Les banquiers centraux américains ont dans l’ensemble signalé
récemment qu’ils attendaient d’avoir davantage de clarté sur
la situation » avant de modifier les taux, souligne Christopher Tahir.
Principal indicateur du jour, la production industrielle américaine
a enregistré une croissance plus forte que prévu en septembre,
avec un gain de 0,7% sur un mois, a indiqué la Fed. La production
manufacturier s’inscrit pour sa part en hausse de 0,3%.
Sur le marché pétrolier, les cours ont fortement
accéléré, après la reprise des attaques ukrainiennes
contre des raffineries russes. Les incertitudes pour les
approvisionnements restent également élevées en raison
des attaques contre des navires dans le golfe Persique et de l’escalade
du conflit entre les houthis du Yémen et l’Arabie saoudite. Le
contrat de novembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex
a gagné 3,5%, à 101,41 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, a reculé de 0,3%,
à 101,78 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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