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    AccueilFinanceEconomie et financeWall Street finit près de l'équilibre malgré une nouvelle flambée du pétrol

    Wall Street finit près de l’équilibre malgré une nouvelle flambée du pétrol



    bourse S&P 500

    (Agefi-Dow Jones)–La Bourse de New York a effacé ses pertes
    du début de séance jeudi, malgré un éloignement des
    perspectives de paix en Iran qui s’est traduit par un nouveau bond des
    cours du pétrole.

    Après une ouverture en fort repli, l’indice Dow Jones a
    clôturé en baisse de 0,1%, à 46.504,67 points, et le S&P
    500 a progressé de 0,1%, à 6.582,69 points. Le Nasdaq
    Composite, riche en valeurs technologiques, a gagné 0,2%, à
    21.879,18 points.

    Wall Street s’est stabilisée en réaction aux informations des
    médias publics iraniens, selon qui Téhéran travaillerait
    à un accord avec plusieurs pays du Moyen-Orient pour encadrer une
    reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.

    Les cours du pétrole ont en revanche repris leur ascension, alors
    que les bombardements américains se sont intensifiés ce jeudi
    en Iran. Selon un responsable américain cité par le Wall
    Street Journal, ces frappes visent les voies de communication afin
    d’empêcher l’Iran de déployer des missiles balistiques et des
    drones dans différentes régions du pays.

    Le contrat sur le baril de brut WTI a bondi de 11%, à 111,54
    dollars le baril.

    Alors que Wall Street sera fermée vendredi pour cause de jour
    férié, les indices actions américains s’inscrivent dans
    le vert cette semaine, après avoir été soutenus par les
    espoirs de désescalade rapide du conflit. Cette hypothèse a
    toutefois été remise en cause par une allocution de Donald
    Trump mercredi soir à la Maison-Blanche.

    Tout en assurant vouloir conclure un accord diplomatique pour mettre fin
    au conflit, le président américain a prévenu que les
    Etats-Unis allaient « frapper [l’Iran] extrêmement fort au cours des
    deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à
    l’âge de pierre ».

    « Sur le plan des marchés, cette communication a été
    perçue comme un facteur d’incertitude supplémentaire »,
    souligne John Plassard, directeur des investissements chez Cité
    Gestion. « Les investisseurs ont en effet intégré le risque
    d’un conflit plus long que prévu, malgré le discours officiel
    de fin imminente. Cela renforce l’idée que le scénario central
    reste celui d’un choc d’offre énergétique persistant, avec des
    implications directes sur l’inflation mondiale », ajoute-t-il.

    UBS prévient que les stocks mondiaux de pétrole pourraient
    tomber d’ici fin avril sous les niveaux les plus faibles
    enregistrés entre 2020 et 2025. « A mesure que nous nous rapprochons
    de ces niveaux, nous prévoyons une nouvelle hausse des prix du
    pétrole ce mois-ci, qui pourraient dépasser les 150 dollars le
    baril si aucune amélioration ne se profile à l’horizon »,
    prévient la banque suisse.

    Sur le marché obligataire, les taux ont limité leur
    progression malgré les craintes de retour de l’inflation. Le
    rendement du dix ans américain a gagné 1 point de base (0,01
    point de pourcentage), à 4,31%.

    Parmi les statistiques du jour, les inscriptions au chômage ont
    reculé davantage que prévu la semaine dernière aux
    Etats-Unis, pour s’établir à 202.000, a annoncé jeudi le
    département américain du Travail.

    Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
    billet vert face à un panier de devises, gagne 0,5% à 100,12
    points.

    Agefi-Dow Jones The financial newswire


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