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    🧠 Une molécule créée contre Alzheimer existait déjà dans notre sang – Actualités


    En préparant des essais contre Alzheimer, des chercheurs ont découvert que leur molécule existait déjà naturellement dans le sang humain.

    L’histoire commence avec une petite molécule appelée HAEE, fabriquée en laboratoire. Elle est composée de quatre éléments de base des protéines, appelés acides aminés. Les chercheurs l’avaient conçue pour empêcher certaines protéines de s’agglutiner dans le cerveau, un phénomène associé à la maladie d’Alzheimer.

    Une molécule créée contre Alzheimer existait déjà dans notre sang

    Une molécule créée contre Alzheimer existait déjà dans notre sang

    Ces protéines, appelées amyloïdes, peuvent s’accumuler entre les cellules nerveuses et former des plaques. La molécule HAEE a été conçue pour gêner l’action du zinc, qui facilite leur regroupement. Des expériences sur des animaux avaient donné des résultats encourageants, mais son efficacité comme traitement chez l’humain n’a pas été démontrée.

    Avant de pouvoir envisager des essais cliniques, l’équipe devait mettre au point une méthode pour retrouver HAEE dans le sang et suivre ce qu’elle devient. C’est au cours de ces vérifications qu’une surprise est apparue : le composé était déjà présent dans les prélèvements, même chez des personnes qui n’en avaient jamais reçu.

    Les chercheurs ont analysé le sang de 150 volontaires sans trouble cognitif diagnostiqué. Tous possédaient naturellement cette même petite molécule. Cela signifie que le corps humain produit, ou contient par un mécanisme encore à préciser, un composé identique à celui qui avait été conçu en laboratoire.

    L’équipe a ensuite étudié 200 personnes ayant reçu un diagnostic clinique de maladie d’Alzheimer. La concentration moyenne de HAEE dans leur sang était d’environ 175 picogrammes par millilitre, contre 360 chez les témoins, soit presque deux fois moins. Cette différence était nette, mais elle ne permet pas encore de dire pourquoi elle existe.

    Le manque de HAEE favorise-t-il la maladie, ou est-ce la maladie qui fait baisser son niveau ? Les chercheurs n’ont pas la réponse. Les analyses ont été réalisées chez des patients déjà diagnostiqués. Elles ne prouvent donc pas que la molécule permettrait de détecter Alzheimer avant l’apparition des symptômes.

    Il faut aussi rester prudent sur les résultats. Les diagnostics n’étaient pas systématiquement confirmés par des examens biologiques du cerveau. L’étude a été financée par l’entreprise qui détient des brevets concernant l’utilisation de HAEE. Ces éléments rendent nécessaires des vérifications par d’autres équipes.

    Cette découverte pourrait conduire à deux nouvelles pistes : mieux comprendre le rôle naturel de HAEE et vérifier si sa quantité dans le sang peut apporter une information utile sur Alzheimer. Mais il n’existe à ce stade ni prise de sang validée reposant sur cette seule molécule, ni médicament à base de HAEE dont l’efficacité soit prouvée chez l’humain.



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