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    comment les spreads masqués peuvent pénaliser vos lignes de taille moyenne


    Passer des ordres de bourse

    Un ordre de Bourse sans commission n’est pas forcément un ordre sans coût. Pour l’investisseur particulier, la commission affichée par le courtier reste l’élément le plus visible. Pourtant, le coût réel d’une transaction dépend aussi du prix auquel l’ordre est exécuté, du spread entre acheteurs et vendeurs, de la liquidité disponible, du type d’ordre utilisé et du routage choisi par l’intermédiaire.

    Sur une ligne de 5 000 €, un écart d’exécution de seulement 0,10 % représente déjà 5 € de coût implicite. Ce montant peut sembler limité sur une seule opération, mais il devient plus significatif lorsque l’investisseur multiplie les ordres, construit progressivement son portefeuille ou intervient sur des titres moins liquides. C’est toute l’illusion de la gratuité dans le carnet d’ordres : un courtier peut afficher une commission faible, voire nulle, sans que cela garantisse automatiquement le meilleur prix d’exécution.

    Pour comprendre cette mécanique, il faut comparer deux approches très différentes : l’ordre au marché, qui privilégie la rapidité, et l’ordre à cours limité, qui permet de mieux contrôler le prix. Il faut ensuite regarder ce qui se passe réellement derrière un ordre avec le spread bid/ask, le slippage, les market makers ou le PFOF.

    Ordre au marché et ordre à cours limité : quelle différence ?

    Avant d’analyser les frais cachés ou la qualité d’exécution, il faut comprendre le rôle du type d’ordre. En Bourse, l’investisseur ne choisit pas seulement le titre qu’il souhaite acheter ou vendre. Il va également sélectionner la manière dont son ordre sera transmis au marché. Une décision pouvant influencer directement le prix final obtenu.

    Deux types d’ordres sont particulièrement importants à ce jour sur les courtiers : l’ordre au marché et l’ordre à cours limité. Le premier privilégie la rapidité d’exécution tandis que le second permet de mieux encadrer le prix.

    L’ordre au marché : rapide, mais sans garantie de prix

    L’ordre au marché consiste à acheter ou vendre immédiatement un titre au meilleur prix disponible. Son principal avantage est sa simplicité : il a de fortes chances d’être exécuté rapidement, surtout sur les grandes valeurs très liquides.

    Cependant, l’investisseur ne va pas fixer un prix maximum à l’achat ni de prix minimum à la vente. Il accepte le prix disponible lorsque l’ordre arrive sur le marché. Si le carnet d’ordres est profond, l’écart peut être faible. Mais sur une valeur moins liquide, dans une séance volatile ou pour une ligne plus importante, le prix final peut différer du dernier cours observé.

    C’est ce que l’on appelle le slippage : un écart entre le prix attendu et le prix réellement exécuté. Il n’apparaît pas toujours comme une commission, mais il affecte directement le coût réel de l’opération.

    L’ordre à cours limité : plus de contrôle, mais sans garantie d’exécution

    L’ordre à cours limité fonctionne à l’inverse. L’investisseur fixe à l’avance le prix maximum auquel il accepte d’acheter, ou le prix minimum auquel il accepte de vendre. L’ordre ne sera exécuté que si le marché atteint cette limite ou propose un prix plus favorable.

    Par exemple, si une action se traite autour de 100 € et qu’un investisseur place un ordre d’achat limité à 99,80 €, l’ordre ne sera exécuté que si un vendeur accepte ce prix ou un prix inférieur. L’investisseur garde donc le contrôle de son point d’entrée, mais il prend aussi le risque de ne pas être servi.

    L’ordre limité ne supprime pas le spread et ne garantit pas une meilleure performance. En revanche, il évite de subir automatiquement le premier prix disponible dans le carnet d’ordres. Pour une ligne de taille moyenne, c’est souvent un outil de discipline utile.

    Ordre au marché vs ordre limité : notre comparatif ABC Bourse

     

    Critère

    Ordre au marché

    Ordre à cours limité

    Priorité

    Exécution plus rapide

    Maîtriser le prix d’achat ou de vente

    Prix encadré

    Non

    Oui, avec la mise en place du prix maximum ou minimum (achat ou vente)

    Exécution garantie

    Bien plus probable

    Pas forcément selon la liquidité et la volatilité

    Risque principal

    Slippage avec un prix moins favorable

    Un ordre non exécuté

    Usage préconisé 

    Usage sur des grandes valeurs, actifs très liquides, transactions à petits montants ou pour un besoin immédiat

    Sur des ordres plus conséquents, lorsque la volatilité est présente ou si la liquidité se raréfie

    Réflexe de l’investisseur

    Aller plus vite dans ses ordres

    Obtenir la maîtrise sur son entrée ou sa sortie sur les marchés 

    Spread bid/ask : le premier coût caché d’un ordre gratuit

    Le spread bid/ask correspond à l’écart entre le meilleur prix acheteur et le meilleur prix vendeur disponibles dans le carnet d’ordres. En pratique, un investisseur qui veut acheter immédiatement paie généralement le prix demandé par le vendeur, tandis qu’un investisseur qui veut vendre immédiatement accepte le prix proposé par l’acheteur. Cet écart peut sembler faible sur les grandes capitalisations très liquides, mais il représente déjà un coût implicite pour celui qui entre ou sort d’une position.

    Prenons un exemple simple. Si une action affiche un meilleur acheteur à 100 € et un meilleur vendeur à 100,10 €, le spread est de 0,10 €. Un investisseur qui achète au marché paiera probablement 100,10 €. S’il devait revendre immédiatement dans les mêmes conditions, il revendrait autour de 100,00 €. Le cours de l’action n’a pas réellement bougé, mais l’investisseur supporte déjà un écart de 0,10 € par action. Ce coût ne figure pas forcément comme une ligne de frais dans l’interface du courtier, mais il existe bien dans le prix d’exécution.

    C’est ici que l’illusion de la gratuité devient concrète. Un ordre peut être affiché sans commission de courtage, tout en étant exécuté à un prix légèrement moins favorable. Sur une petite transaction, l’impact reste souvent limité. 

    Mais sur une transaction de plusieurs milliers d’euros, un spread plus large ou une exécution moins précise peut représenter un coût supérieur à une commission classique de quelques euros. Par ailleurs, ce spread aura tendance à varier selon la liquidité de la valeur concernée, la profondeur du carnet d’ordres, la volatilité, l’heure de passage de l’ordre et le type d’actif concerné.

    PFOF et market makers : pourquoi le routage des ordres est essentiel 

    Une fois l’ordre envoyé, le coût réel du trade ne dépend plus seulement du type d’ordre choisi. Il dépend aussi de la manière dont cet ordre est routé, c’est-à-dire du lieu vers lequel le courtier le transmet pour exécution. 

    Que se passe-t-il après le clic sur “acheter” ?

    Lorsqu’un investisseur passe un ordre de Bourse, celui-ci n’est pas toujours transmis directement vers la bourse réglementée sur laquelle l’action est cotée, comme Euronext, le Nasdaq ou le NYSE. 

    Selon le courtier, la valeur concernée, la liquidité disponible et la politique d’exécution, l’ordre peut être envoyé vers différents lieux d’exécution : une bourse réglementée, une plateforme alternative, un internalisateur ou des market makers privés.

    Cette étape est invisible pour l’investisseur particulier. Néanmoins, elle peut influencer le prix réellement obtenu. 

    En effet, le courtier doit rechercher la meilleure exécution possible pour son client, en tenant compte notamment du prix, des coûts, de la rapidité et de la probabilité d’exécution. Pour un investisseur, cela signifie qu’un ordre exécuté rapidement n’est pas forcément optimal si le prix obtenu est moins favorable que celui qui aurait pu être obtenu ailleurs.

    Qu’est-ce que le PFOF ?

    Le PFOF, ou Payment for Order Flow, désigne un modèle dans lequel un courtier reçoit une rémunération d’un tiers, souvent un market maker, en échange du routage des ordres de ses clients vers ce tiers. 

    Ce mécanisme a contribué au développement de certaines offres de courtage sans commission, mais il pose une question de conflit d’intérêts potentiel : l’ordre est-il routé vers le lieu offrant la meilleure exécution pour le client, ou vers le partenaire qui rémunère le courtier ?

    Cela ne signifie pas qu’un courtier sans commission pénalise automatiquement ses clients. En revanche, cela rappelle un élément majeur : l’investisseur ne doit pas se limiter à l’avantage affiché, mais la qualité d’exécution et ce qu’il lui reste après le passage d’un ordre.

    Routage des ordres

    Pourquoi le sujet reste valable même si la réglementation évolue ?

    En février 2024, l’Europe a procédé à la révision du règlement MiFIR, interdisant désormais aux entreprises d’investissement agissant pour des clients particuliers ou professionnels de recevoir une rémunération d’un tiers pour exécuter ou transmettre leurs ordres vers un lieu d’exécution particulier. 

    Une exemption temporaire pouvait toutefois s’appliquer dans certains États membres jusqu’au 30 juin 2026. Même si le PFOF vient à disparaître progressivement du paysage européen, le sujet reste valable : spread, slippage, lieu d’exécution, frais de change et liquidité disponible peuvent toujours influencer le prix final obtenu. La question de fond reste donc celle du coût total d’exécution.

    Exemple chiffré : ce qui peut rogner la performance d’une ligne de 5 000 euros

    Sur une ligne de 5 000 €, de faibles écarts d’exécution suffisent à rogner la performance. Un écart de 0,10 % représente déjà 5 € ; avec seulement 0,20 %, le coût implicite atteint 10 €. Ces montants ne sont pas nécessairement affichés comme des frais de courtage, mais ils se retrouvent dans le prix réellement payé par l’investisseur.

    Le tableau ci-dessous ne constitue pas une estimation moyenne applicable à tous les courtiers ou à tous les ordres, mais vise à illustrer simplement l’effet mécanique de plusieurs petits écarts sur une ligne de 5 000 €. Avec cette analyse détaillée de la micro-structure d’un trade, cela met en avant l’importance de choisir un courtier transparent.

    Élément pouvant réduire la performance 

    Exemple d’impact

    Coût estimé sur 5 000 €

    Commission

    0,10 %

    5 €

    Spread bid/ask

    0,10 %

    5 €

    Slippage à l’exécution

    0,10 %

    5 €

    Frais ou écart de change

    0,25 %

    12,50 €

    Écart total cumulé

    0,55 %

    27,50 €

    Note d’ABC Bourse : Si le spread et le slippage sont des composants structurels invisibles propres au marché, les frais de change, eux, dépendent directement de votre intermédiaire. Sur les actifs américains, cette ligne de friction (souvent facturée entre 0,25 % et 0,50 % par les courtiers de masse) est le premier point de vigilance des portefeuilles importants.

    Par ailleurs, cet exemple ne signifie pas que chaque ordre coûtera systématiquement 27,50 euros, mais démontre comment plusieurs petits écarts, pris séparément, peuvent finir par peser sur la performance réelle d’un trade. 

    Sur une action très liquide, passée pendant les horaires de marché les plus actifs, le spread et le slippage peuvent rester faibles. À l’inverse, sur une valeur moins liquide, un ETF peu traité ou une action étrangère nécessitant une conversion de devise, le coût total peut devenir plus visible. C’est pourquoi l’investisseur doit raisonner en coût global plutôt qu’en commission affichée. Un ordre à 0 euro peut rester intéressant, mais il doit être comparé au prix réellement obtenu. 

    Comment réduire les coûts cachés avant de passer un ordre ?

    Pour limiter les coûts cachés, l’investisseur ne doit pas seulement chercher le courtier le moins cher puisqu’il faut également regarder les conditions d’exécution. Tel que nous l’avons vu à l’instant, sur des ordres moyen ou élevé, les pertes implicites peuvent augmenter rapidement, et réduire les performances à long terme.

    L’ordre à cours limité est l’un des outils les plus utiles pour reprendre le contrôle du prix. En fixant un prix maximum à l’achat ou un prix minimum à la vente, l’investisseur évite de subir automatiquement le premier prix disponible dans le carnet d’ordres. Cette protection a toutefois une contrepartie : l’ordre peut ne pas être exécuté si le marché n’atteint pas la limite fixée. C’est donc un arbitrage entre maîtrise du prix et probabilité d’exécution.

    Avant de passer un ordre, quelques réflexes permettent de réduire le risque d’une mauvaise exécution :

    • vérifier le spread avant l’envoi de l’ordre ;
    • privilégier les ordres limités sur les lignes importantes ;
    • éviter les ordres au marché sur les valeurs peu liquides ou en période de forte volatilité ;
    • passer ses ordres pendant les horaires où la liquidité est généralement plus importante ;
    • tenir compte des frais ou écarts de change sur les titres étrangers ;
    • fractionner une ligne importante si le carnet d’ordres semble peu profond ;
    • comparer le prix souhaité avec le prix réellement exécuté.

    Ces réflexes ne suppriment pas tous les coûts. En revanche, ils permettent de mieux mesurer le prix réel d’un trade. Pour un investisseur qui construit progressivement un portefeuille, cette discipline peut faire une différence importante sur la durée.

    Freedom24 : L’infrastructure Direct Market Access sans frais de change

    Dans ce contexte de chasse aux coûts cachés, l’offre de Freedom24 prend tout son sens pour l’investisseur qui veut aller au-delà de la simple comparaison des commissions affichées. 

    Le courtier met en avant une infrastructure d’accès direct aux marchés internationaux qui permet de travailler ses ordres avec davantage de précision : observation du spread, utilisation des ordres à cours limité, comparaison entre le prix souhaité et le prix réellement exécuté. Pour les investisseurs qui construisent des lignes de taille moyenne (5 000 € et plus), la plateforme aligne deux arguments majeurs :

    • Zéro frais de conversion de devises : C’est le point de bascule pour quiconque investit sur les actions ou ETF américains. En supprimant totalement les frais de change EUR/USD, Freedom24 élimine la friction la plus lourde du tableau précédent (les fameux 0,25 % ou plus prélevés à chaque aller-retour ou versement de dividende par la concurrence).
    • Une offre de bienvenue à 0 % de commission : Pour les nouveaux clients éligibles, Freedom24 permet de passer des ordres sans commission de courtage (pendant 30 jours pour les comptes standard, ou selon les modalités de leurs offres spécifiques jusqu’à 12 mois). 

    Cette absence de commission, combinée à l’absence de frais de change, crée un cadre parfait pour tester la qualité d’exécution de la plateforme. 

    L’investisseur peut y placer ses ordres à cours limité, observer le carnet d’ordres en temps réel et vérifier, au centime près, la précision de son prix d’exécution. Pour ceux qui veulent passer d’une application de trading grand public à une infrastructure cotée au NASDAQ (via sa maison mère Freedom Holding Corp.), le test grandeur nature est particulièrement pertinent.

    Profitez de l’offre de bienvenue Freedom24 à 0 % de commission

    FAQ

    • Un ordre de Bourse sans commission est-il vraiment gratuit ?

    Pas totalement. Un ordre sans commission de courtage peut tout de même intégrer des coûts indirects : spread bid/ask, slippage, frais de change, taxes de marché ou qualité d’exécution variable selon le courtier. Pour mesurer le coût réel d’un trade, il faut donc comparer le prix souhaité, le prix réellement exécuté et les frais annexes. L’absence de commission est un avantage, mais elle ne suffit pas à garantir une exécution optimale.

    • Quelle différence entre un ordre au marché et un ordre à cours limité ?

    Un ordre au marché privilégie la rapidité : il est exécuté au meilleur prix disponible, mais sans garantie sur le prix final obtenu. Un ordre à cours limité permet au contraire de fixer un prix maximum à l’achat ou un prix minimum à la vente. Il offre donc plus de contrôle, mais peut ne pas être exécuté si le marché n’atteint pas la limite fixée. Pour les lignes importantes, l’ordre limité permet généralement une meilleure discipline d’exécution.

    • Pourquoi le spread peut-il réduire la performance d’un trade ?

    Le spread correspond à l’écart entre le meilleur prix acheteur et le meilleur prix vendeur. Lorsqu’un investisseur achète immédiatement, il paie généralement le prix vendeur ; lorsqu’il revend, il accepte le prix acheteur. Cet écart constitue un coût implicite, même s’il n’apparaît pas comme une commission. Sur une ligne de 5 000 €, un spread de seulement 0,10 % représente déjà 5 € de coût potentiel.

    • Pourquoi utiliser un ordre limité sur une ligne de 5 000 € ?

    Sur une ligne de 5 000 €, quelques dixièmes de pourcentage d’écart d’exécution peuvent suffire à rogner la performance. L’ordre à cours limité permet de fixer un prix acceptable à l’avance et d’éviter une exécution trop éloignée du niveau souhaité. Il ne garantit pas que l’ordre sera exécuté, mais il protège l’investisseur contre un mauvais prix. C’est particulièrement utile sur les actions moins liquides, les périodes volatiles ou les marchés étrangers.

    • Comment éviter les frais de change sur les actions américaines ?

    La majorité des courtiers prélèvent une commission sur la conversion EUR/USD à chaque transaction ou versement de dividende. Pour l’éviter, il convient de privilégier un courtier comme Freedom24 qui propose une politique à 0 frais de conversion de devises combinée à un compte multi-devises natif, permettant de réinvestir ses dollars sans friction répétée.





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