Thales poursuit sa montée en puissance dans un environnement mondial marqué par le renforcement des dépenses militaires et les tensions géopolitiques croissantes. Le groupe français spécialisé dans les technologies de défense, l’aéronautique et la cybersécurité affiche des résultats solides et confirme sa capacité à profiter durablement du cycle actuel de réarmement en Europe et au Moyen-Orient.
En 2025, le chiffre d’affaires a progressé de 8 % pour atteindre 22,1 milliards d’euros, tandis que la croissance organique ressort à 9 %. La division défense reste le principal moteur du groupe avec une hausse des ventes de plus de 12 % et représente désormais plus de la moitié de l’activité. Les systèmes de défense aérienne, les radars, la guerre électronique et la cybersécurité bénéficient directement de l’augmentation des budgets militaires.
La rentabilité continue également de s’améliorer. L’Ebit ajusté atteint 2,7 milliards d’euros avec une marge opérationnelle de 12,4 %, contre 11,8 % un an plus tôt. Le résultat net ajusté dépasse les 2 milliards d’euros et le free cash-flow opérationnel bondit de 27 % à 2,6 milliards d’euros, confirmant une génération de trésorerie particulièrement robuste.
Le début de l’exercice 2026 confirme cette dynamique favorable. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 9,7 % en organique à 5,32 milliards d’euros. Dans la défense, la croissance atteint même 14,3 %, portée par une demande très soutenue pour les solutions de surveillance, de défense aérienne et de guerre antimines. Les prises de commandes affichent également une forte accélération avec une hausse organique de 27 % sur un an, dont +75 % dans la défense.
Le groupe bénéficie désormais d’une visibilité élevée grâce à un carnet de commandes solide et à des perspectives 2026 confirmées. Thales vise toujours une croissance organique comprise entre 6 % et 7 % cette année ainsi qu’une nouvelle amélioration de sa marge opérationnelle.
Les investisseurs se font plus hésitants
Le marché reste néanmoins attentif à plusieurs facteurs de risque. La hausse des charges financières, la pression fiscale exceptionnelle en France ainsi que les tensions sur les chaînes industrielles pourraient peser sur les marges à moyen terme. Les investisseurs surveillent également la capacité du groupe à maintenir son rythme de croissance lorsque le cycle actuel des dépenses militaires ralentira.
Cette hésitation du marché se lit parfaitement sur la trajectoire du cours de bourse depuis plusieurs mois. En effet après avoir passé un cap important en s’installant au-dessus des 210€, le titre a beaucoup de mal à poursuivre.
Il connaît une évolution horizontale dans des marges relativement étroites depuis quasiment un an et demi. En termes de trading on pourrait se contenter de cette situation en faisant des allers-retours entre les 2 bornes de ce canal horizontal et actuellement nous sommes plutôt sur la borne basse, ce qu’on peut considérer comme une opportunité de se placer pour jouer la prochaine phase d’accélération.
© www.abcbourse.com
