Actualité publiée le 11/06/26 16:57
Les cours du pétrole stagnent jeudi alors
que les opérateurs continuent d’espérer un règlement du
conflit entre les Etats-Unis et l’Iran malgré la poursuite des
attaques mutuelles des deux camps.
Vers 16h50, le contrat à terme sur le brut léger
américain (WTI) pour livraison en juillet montait de 0,2% à
New York, à 90,23 dollars le baril. Le baril de brent à
échéance août abandonnait 0,2% à Londres, à
92,55 dollars le baril.
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi
soir sur son réseau Truth Social de frapper à nouveau
« TRÈS FORT » l’Iran et de prendre le « contrôle total » des
marchés pétroliers et gaziers du pays. Mais il a ensuite
affirmé jeudi dans un entretien à Fox News que les
Américains n’étaient probablement pas prêts aux
sacrifices nécessaires pour prendre l’île de Kharg, qui
concentre 90% de la production iranienne de pétrole. « Ma
préférence a toujours été de prendre l’île de
Kharg. Mais je ne sais pas si l’Amérique a les tripes pour ça »,
a-t-il déclaré.
Il a également ajouté que les Etats-Unis continuaient de tenir
des discussions avec l’Iran. Téhéran avait de son
côté réagi auparavant en annonçant la clôture
totale du détroit d’Ormuz déjà largement fermé en
raison des frappes américaines ayant eu lieu durant la nuit.
Selon Konstantinos Chrysikos, responsable de clientèle chez
Kudotrade, « l’espoir d’une résolution diplomatique des tensions au
Moyen-Orient demeure sur les marchés malgré les dernières
opérations militaires. L’ampleur limitée des frappes
menées [dans la nuit de mercredi à jeudi] et les indications
selon lesquelles les pourparlers se poursuivent pourraient continuer
à faire baisser les prix du pétrole brut », indique-t-il.
« Les marchés pétroliers réagissent peu car en pratique,
la situation n’a quasiment pas bougé depuis plus de trois mois. Le
baril de Brent continue de s’échanger à un peu plus de 90
dollars », renchérit dans une note Matéis Mouflet, analyste
chez XTB France. « Plus inquiétant cependant, les contrats à
terme indiquent que la situation de l’offre risque de s’éterniser,
les prix étant encore attendus à 85 dollars en janvier 2027 ».
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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