Les Bourses européennes ont terminé
pratiquement inchangées vendredi, alors que Donald Trump
s’apprête à donner sa réponse sur l’accord en cours de
discussions entre les Etats-Unis et l’Iran.
L’indice Stoxx Europe 600 a gagné 0,15%, à 626,02 points,
portant ses gains à 2,4% en mai et se rapprochant de son plus haut
historique à 636,16 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont
perdu 0,1% chacun, après avoir basculé dans le rouge dans les
dernières minutes de cotation. A Francfort, le DAX 40 s’est
adjugé 0,05% et le FTSE 100 a reculé de 0,1% à Londres.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices
étaient bien orientés et inscrivaient de nouveaux records. A
l’approche de la mi-séance, le Dow Jones prenait 0,8%, tandis que
le S&P 500 et le Nasdaq Composite progressaient de respectivement 0,3%
et 0,2%.
« Je rejoins maintenant la Situation Room pour prendre une décision
finale », a déclaré Donald Trump vendredi en fin
d’après-midi sur Truth Social après avoir évoqué les
conditions pour accepter un accord avec l’Iran. Il a notamment cité
la renonciation au nucléaire militaire, le déblocage du
détroit d’Ormuz, son déminage et la destruction de l’uranium
enrichi.
« Trump se trouve désormais face à un choix similaire à
celui d’un joueur dans un casino. Il peut s’en aller avec un accord qui,
bien qu’imparfait et politiquement insatisfaisant, lui permet de
préserver ses atouts stratégiques. Ou bien il peut miser
encore plus gros dans l’espoir d’un meilleur résultat, en acceptant
la possibilité que les pertes futures soient bien plus importantes
que celles déjà subies », explique sur X Dennis Citrinowicz,
chercheur spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études sur
la sécurité nationale (INSS). « Ce qui semble troubler le plus
Trump, c’est l’absence d’un récit de victoire clair. Pourtant, la
recherche d’une image plus décisive du succès pourrait
elle-même accroître les risques tant pour sa présidence
que pour les intérêts américains », souligne le
spécialiste.
Dans ce contexte, les cours du pétrole reculent. Vers 17h50, le
contrat d’août sur le brent de mer du Nord perdait 2,2%, à
90,62 dollars le baril, portant ses pertes sur le mois de mai à
plus de 12%.
En cas de compromis entre les Etats-Unis et l’Iran, « le pétrole
pourrait connaître une baisse de 10% à 20% à court terme,
entraînant une désinflation à l’échelle mondiale »,
indique Grégoire Kounowski, responsable des investissements chez
Norman K.
En attendant, les taux longs se repliaient dans le sillage du
pétrole. Vers 17h50, le rendement du Bund allemand à dix ans
perdait de 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 2,94%.
Le rendement de l’OAT française de même échéance
reculait de près de 3 points de base, à 3,55%.
Au chapitre économique, le produit intérieur brut (PIB) de la
France s’est replié de 0,1% au cours des trois premiers mois de
l’année, par rapport aux trois mois précédents,
après une hausse de 0,2% au quatrième trimestre, a
indiqué l’Insee. La première estimation publiée le 30
avril dernier faisait ressortir un PIB stable au premier trimestre.
Autre mauvaise nouvelle pour la France, le deuxième trimestre
débute sur une note négative pour la consommation des
ménages. Elle a reculé de 0,5% par rapport au mois
précédent, après avoir grimpé de 0,9% en mars en
données révisées.
L’inflation en Allemagne a ralenti en mai, en raison d’une moindre
progression des coûts de l’énergie, a annoncé vendredi
Destatis, l’office fédéral de la statistique. En données
harmonisées, les prix à la consommation en Allemagne ont
augmenté de 2,7% sur un an en mai, mais ont reculé de 0,1% sur
un mois en mai, selon les chiffres provisoires de Destatis. L’inflation
s’était élevée à 2,9% en rythme annuel en avril. Les
prix de l’énergie en Allemagne ont progressé de 6,6% sur un an
en mai, après avoir bondi de 10,1% en avril, a indiqué
Destatis.
Sur le marché des changes, l’euro gagnait 0,2% face au billet vert,
à 1,1682 dollar.
ACTIONS A SUIVRE:
-DERICHEBOURG(+6,35%): le spécialiste du recyclage des métaux
a relevé jeudi soir son objectif annuel d’excédent brut
d’exploitation (Ebitda) courant après avoir connu un premier
semestre meilleur que prévu.
-VIVENDI (+3,25%): un document présenté la semaine
dernière dans le dossier de la scission de Vivendi pourrait
fragiliser la défense de son principal actionnaire Bolloré sur
la question du contrôle qu’il exerçait sur la
société, indique BFM Business vendredi. Selon le média,
lors de l’audience devant la cour d’appel de Paris qui s’est tenue le 22
mai 2026, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a
exhumé un email du 9 août 2017 dans lequel le groupe
Bolloré évoquait le traitement comptable de sa participation
dans Vivendi et revendiquait son contrôle de fait sur le groupe.
–Worldline (+2,5%): le spécialiste des paiements électroniques
a annoncé vendredi la finalisation de la cession de ses
activités de paiement en Nouvelle-Zélande à la
société australienne Cuscal.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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