Oracle a publié mercredi soir des
résultats supérieurs aux attentes, mais son action se repliait
dans les échanges post clôture en réaction à un
alourdissement de la facture liée au développement des outils
d’intelligence artificielle.
Au quatrième trimestre de son exercice décalé, le
géant américain des logiciels professionnels a profité
d’une forte demande pour ses services informatiques dans le cloud, qui a
permis de compenser une érosion des ventes de logiciels.
Le groupe a dégagé un résultat net de 4,3 milliards de
dollars au trimestre écoulé, soit 1,45 dollar par action,
contre 3,43 milliards de dollars, soit 1,19 dollar par action. Le
résultat ajusté par action de 2,11 dollars dépasse le
consensus FactSet, qui était de 1,96 dollar.
Le chiffre d’affaires a progressé de 21% sur la période pour
atteindre un nouveau record de 19,18 milliards de dollars. Les revenus
dégagés dans le cloud ont bondi de 47%, tandis que les ventes
de logiciels ont reculé de 2%, à 6,8 milliards de dollars.
Cette tendance reflète un mouvement de migration des clients vers
les services dématérialisés au lieu d’installer
localement les logiciels Oracle, a expliqué le groupe.
Oracle a réaffirmé son objectif de chiffre d’affaires de 90
milliards de dollars pour l’exercice 2026-2027 et a relevé sa
prévision de résultat ajusté par action à 8,05
dollars. Pour le trimestre en cours, Oracle vise une croissance de 28%
de son chiffre d’affaires en milieu de fourchette et de 61% pour son
offre cloud.
Le bénéfice ajusté par action du premier trimestre est
attendu à 1,74 dollar en milieu de fourchette, contre un consensus
de 1,68 dollar.
Oracle affiche également de bonnes performances commerciales. La
valeur des contrats signés mais pas encore convertis en chiffre
d’affaires ressort à 638 milliards de dollars, en hausse de 85
milliards de dollars sur le trimestre, alors que les analystes visaient
un total de 601 milliards de dollars.
L’action Oracle chutait pourtant de 7% dans les échanges
d’après clôture. Le groupe a achevé son exercice fiscal
avec un flux de trésorerie disponible négatif de 23,69
milliards de dollars sous l’effet des investissements massifs dans son
infrastructure IA.
Le groupe a indiqué mercredi qu’il prévoyait de lever environ
40 milliards de dollars avant la fin de l’exercice en cours à
travers une combinaison de dette et d’émission d’actions pour
financer l’essor de son infrastructure dématérialisée. Ce
chiffre comprend le projet d’augmentation de capital de 20 milliards de
dollars déjà évoqué en début d’année.
Au cours de l’exercice écoulé, Oracle a déjà
levé 43 milliards de dollars de dette et 5 milliards de dollars de
fonds propres.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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