(Actualisation: commentaires d’un analyste, contexte, cours de Bourse)
Le titre Sanofi évolue dans le rouge
mercredi après-midi alors que le groupe pharmaceutique a
annoncé l’arrêt d’une étude sur l’un de ses
médicaments expérimentaux, soit un nouveau revers qui
témoigne de ses difficultés à pallier le déclin
annoncé des ventes de son traitement vedette, le Dupixent.
Vers 15h50, l’action Sanofi reculait de 1,7%, à 75,50 euros, au
sein d’un CAC 40 quasiment stable.
Une analyse indépendante de l’étude de phase 3, la
dernière étape des essais cliniques avant le dépôt
d’une éventuelle demande de commercialisation, a
déterminé que le riliprubart ne démontrerait probablement
pas une efficacité suffisante dans le traitement de la
polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC)
réfractaire aux traitements recommandés.
La PIDC est une affection neurologique rare qui provoque une faiblesse
progressive et une déficience sensorielle dans les bras et les
jambes.
« Aucun signal de sécurité n’a été identifié,
mais l’échec d’efficacité constitue un revers clinique »,
commente Invest Securities.
Cet arrêt n’entraînera pas de coût financier significatif,
a souligné Sanofi qui maintient ses prévisions
financières pour 2026.
« La poursuite des autres études en cours sur le riliprubart,
notamment l’étude de phase 3 chez des patients atteints de PIDC et
traités par immunoglobuline intraveineuse (IgIV), sera
évaluée en conséquence », a ajouté le laboratoire.
« A ce stade, le programme n’est donc pas totalement invalidé, mais
le risque de développement augmente nettement, en particulier dans
les populations les plus difficiles à traiter », commente Invest
Secutities.
+ Un échec symptomatique +
« A titre indicatif, les prévisions de vente pour ce produit
seraient de près de 410 millions de dollars à horizon 2032
après une mise sur le marché potentiellement attendue en 2027 »,
ajoute l’intermédiaire financier.
Le riliprubart n’est donc pas l’un des principaux médicaments
expérimentaux susceptibles de remplacer le médicament vedette
de Sanofi, le Dupixent (15,7 milliards d’euros de ventes en 2025, soit
36% du chiffre d’affaires total) qui tombera dans le domaine public
à partir de 2031.
Pour autant, cet échec de R&D, qui survient après plusieurs
autres déconvenues ces derniers mois (l’amlitelimab –
considéré comme le successeur de son médicament vedette
Dupixent dans la dermatite atopique, et le tolebrutinib dans la
sclérose en plaques), pourrait renforcer les doutes des
investisseurs sur la capacité de Sanofi à franchir l’obstacle
Dupixent.
Ces craintes ont déjà coûté son poste à
l’ancien directeur général du groupe Paul Hudson, qui a
été remplacé en avril par l’ancienne dirigeante du
laboratoire allemand Merck KGaA, Belén Garijo.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.
