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Quelque part dans l’océan Arctique, un ptéropode — minuscule escargot de mer grand comme un grain de riz — porte une coquille trouée. Non par un prédateur, mais par l’eau elle-même, devenue trop acide pour la laisser intacte. Ce détail microscopique a une portée planétaire : il a suffi à faire basculer la septième des neuf limites que les scientifiques ont fixées pour mesurer la santé de notre planète dans leur bilan annuel de la Terre, publié par l’Institut de Potsdam.
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