Malgré une activité soutenue par le réarmement européen, l’action Thales évolue depuis plus d’un an et demi entre 213 et 277 euros. Les sommets de l’été ont été effacés en septembre, sur fond de doutes autour de la durée du cycle militaire, avant un rebond amorcé début octobre.
La publication du 22 octobre a pourtant dépassé les attentes. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 5,47 milliards d’euros, soit une croissance organique de 8,7 %, et les prises de commandes ont grimpé à 6,7 milliards d’euros, contre 5,7 milliards attendus. Sur neuf mois, la défense progresse de 13 % en organique, et le groupe vise désormais le haut de sa fourchette de croissance de 6 à 7 %. L’objectif de marge d’EBIT ajusté, entre 12,6 et 12,8 %, est confirmé.
Le pôle Cyber & Digital continue en revanche de décevoir, avec une hausse limitée à 4,3 %, qui l’empêche de jouer son rôle de relais de croissance. À moins de 20 fois les bénéfices attendus pour 2027, Thales reste cependant bien moins cher que Rheinmetall, dont la prime de valorisation est nettement plus élevée.
Après son rebond sur le support des 213 euros, le titre est repassé au-dessus d’une moyenne mobile à 20 jours de nouveau orientée à la hausse. Le RSI, à 55, garde de la marge avant la zone de surachat, et les volumes ne signalent aucun excès.
Tant que les 225 euros tiennent, un retour vers les 250 euros semble possible, mais seule la cassure des 277 euros ouvrirait une nouvelle tendance. Les résultats annuels, attendus début mars, en seront le prochain test.
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