(Agefi-Dow Jones)–Les cours du pétrole poursuivent leur
envolée mardi, alors que l’intensification de la guerre en Iran et
ses répercussions dans la région du golfe Persique renforcent
les inquiétudes sur l’approvisionnement en hydrocarbures des
principales économies mondiales.
Vers 16h15, le contrat d’avril sur le baril de brut WTI bondissait de
7,9% à New York, à 76,9 dollars. A Londres, le contrat d’avril
sur le brent prenait 7,6%, à 83,67 dollars le baril.
Les prix du gaz poursuivent leur flambée également aux
Etats-Unis et en Europe. Le contrat sur le gaz naturel sur le Nymex
prend plus de 6%, à 3,14 dollars, le million de BTU, à New
York. Le contrat de mars du TTF néerlandais, référence du
gaz naturel en Europe, bondit de nouveau, de 22%, à 54,19 euros le
mégawattheure (MWh), après s’être envolé de 40% la
veille.
Au quatrième jour de la guerre, le conflit entre Israël, les
Etats-Unis et l’Iran ne connaît aucun répit. Donald Trump a
écrit mardi sur son réseau social Social Truth qu’il
était « trop tard » pour des discussions avec l’Iran et que les
Etats-Unis étaient « bien préparés et prêt à
GAGNER, EN GRAND ».
« Les portes de l’enfer s’ouvriront pour les Etats-Unis et Israël »,
ont répliqué les Gardiens de la révolution, le bras
armé idéologique de la République islamique, après
avoir revendiqué l’attaque d’un pétrolier et une nouvelle
pluie de missiles contre Israël et plusieurs bases militaires
américaines de pays du Golfe. Des débris de drones ont
également provoqué un incendie sur des installations
pétrolière aux Emirats arabes unis, selon les autorités
du pays.
Le détroit d’Ormuz, important point de passage des hydrocarbures et
des marchandises pour les économies mondiales, reste de son
côté paralysé et plus de 3.000 navires commerciaux sont
bloqués dans des ports du golfe Persique, selon le fournisseur de
données maritimes.
« L’intensification des tensions entre les États-Unis, Israël
et l’Iran continue de peser lourdement sur les perspectives
d’approvisionnement en pétrole brut », souligne dans une note
Konstantinos Chrysikos, responsable de la clientèle du courtier
Kudotrade. Les marchés jugent désormais plausible une
perturbation majeure de l’approvisionnement si les tensions devaient se
prolonger, ajoute-t-il.
Selon l’intermédiaire, les prix du brut devraient rester fortement
volatils et réagir à la moindre actualité concernant
l’évolution de la situation au Moyen-Orient. « Les tensions
géopolitiques actuelles resteront le facteur dominant qui
influencera les marchés pétroliers à court terme, dictant
la dynamique des échanges dans les jours à venir »,
estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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